Une Parole … Une Prière
TEMPS ORDINAIRE – 22ÈME DIMANCHE
« …MON AMI, AVANCE PLUS HAUT… »

« Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit : « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : ‘Cède-lui ta place’ ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : ‘Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »
Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »
Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »
Évangile de Jésus Christ selon Saint Luc 14, 1.7-14
Illustration : Giovanni da Milano, Le Christ dans la maison d’un pharisien (détail), 1365.
Fresque de la chapelle Rinuccini, Santa Croce, Florence

Méditation du Pape Léon XIV
ANGELUS
Tor Vergata - Dimanche 03 août 2025

Très chers amis,
le Seigneur Jésus est présent au milieu de nous et en nous : tout en tous dans l’Eucharistie. Unis à Lui, nous voulons élever un immense “merci” au Père pour le don de ces journées de votre Jubilé. Ce fut une cascade de grâces pour l’Église et pour le monde entier ! Et cela grâce à la participation de chacun d’entre vous. C’est pourquoi je tiens à vous remercier un par un, du fond du cœ ur. Tout particulièrement je veux rappeler le souvenir et confier au Seigneur María et Pascale, les deux jeunes pèlerines, l’une espagnole et l’autre égyptienne, qui nous ont quittés ces derniers jours. Je remercie les évêques, les prêtres, les religieuses et les religieux, les éducateurs qui vous ont accompagnés, ainsi que tous ceux qui ont prié pour cet événement et y ont participé spirituellement.
En communion avec le Christ, notre paix et notre espérance pour le monde, nous sommes plus proches que jamais des jeunes qui souffrent les maux les plus graves, causés par d’autres êtres humains. Nous sommes avec les jeunes de Gaza, nous sommes avec les jeunes d’Ukraine, avec ceux de toutes les terres ensanglantées par la guerre. Mes jeunes frères et sœurs, vous êtes le signe qu’un monde différent est possible : un monde de fraternité et d’amitié, où les conflits ne se résolvent pas avec des armes, mais avec le dialogue.
Oui, avec le Christ, c’est possible ! Avec son amour, avec son pardon, avec la force de son Esprit. Mes chers amis, unis à Jésus comme les sarments à la vigne, vous porterez beaucoup de fruits ; vous serez le sel de la terre, la lumière du monde ; vous serez des semences d’espérance là où vous vivez : dans votre famille, avec vos amis, à l’école, au travail, dans le sport. Des semences d’espérance avec le Christ, notre espérance.
Après ce Jubilé, le “pèlerinage d’espérance” des jeunes se poursuivra et nous mènera en Asie ! Je renouvelle l’invitation que le pape François a adressée à Lisbonne il y a deux ans : les jeunes du monde entier se retrouveront avec le Successeur de Pierre pour célébrer les Journées Mondiales de la Jeunesse à Séoul, en Corée, du 3 au 8 août 2027. Cette Journée aura pour thème « Prenez courage! Moi, j’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33). C’est précisément l’espérance qui habite nos cœurs qui nous donne la force d’annoncer la victoire du Christ ressuscité sur le mal et sur la mort ; et vous, jeunes pèlerins de l’espérance, vous en serez les témoins jusqu’aux confins de la terre ! Je vous donne donc rendez-vous à Séoul : continuons à rêver ensemble, à espérer ensemble.
Confions-nous à la protection maternelle de la Vierge Marie
Pape Léon XIV
Parole de notre Évêque, Mgr Guy Harpigny…

«Amour et vérité se rencontrent,
Tous, nous nous souvenons de l’attaque horrible du Hamas contre des Israéliens le 7 octobre 2023. Tous, nous avons suivi la réaction des forces armées et des autorités politiques de l’État d’Israël. À Gaza, au Liban, en Syrie, en Iran, au Yémen. L’axe iranien a subi des pertes. Mais le Hamas ne rend pas encore tous les otages enlevés le 7 octobre 2023. Pendant ce temps, la colonisation «juive» se poursuit en Cisjordanie. Tout le monde a bien remarqué le peu de réactions officielles des pays arabes. L’Égypte se protège d’une arrivée massive de Gazaouis. 

justice et paix s’embrassent»
(Psaume 84,11)
Le déferlement médiatique empêche de «voir la vérité dans son ensemble». Il est clair que les médias occidentaux donnent, avec raison, la parole aux responsables politiques et au porte-parole des forces armées israéliennes. C’est la version officielle de ceux qui ripostent à l’action du Hamas. En revanche, nous avons rarement un exposé du côté de l’axe iranien ou des Palestiniens.
Ce qui pose question, c’est la situation des habitants de Gaza. Non seulement leur territoire est systématiquement détruit, mais ils sont enfermés. La nourriture, l’eau, les soins de santé les plus nécessaires à la vie sont volontairement empêchés. Malgré notre résistance à faire des amalgames, nous pensons spontanément au ghetto de Varsovie, et ailleurs en Europe, durant la deuxième guerre mondiale: affamer jusqu’à ce que la mort s’en suive. Les victimes les plus fragiles sont les enfants. A-t-on déjà pensé à l’absence d’écoles, de lieux de socialisation? A-t-on pris la mesure des destructions de lieux de culte et de prière publique? Ceux qui connaissent bien l’historique des relations internationales, l’histoire du Moyen-Orient comme les tribulations du monde juif depuis le XIXe siècle, savent quelles sont les causes lointaines du désastre actuel. Ceux qui analysent l’évolution des idéologies musulmanes depuis les années 1970 comprennent les expressions politiques et les manifestations terroristes en cours. Le professeur Gilles Kepel est un expert reconnu dans ce domaine (Le bouleversement du monde, L’après 7 octobre, Paris, Plon, 2024).
Comment réagir? Plusieurs craignent que les opinions occidentales aboutissent à former des «camps» opposés: pro-palestiniens/pro-israéliens. On assiste de nouveau à des vagues d’antisémitisme et à des vagues islamophobes.
Je pense que chacun a à chercher la vérité sur ce qui se passe. Ce n’est pas simple. Dans des situations de ce genre, on fait appel à la « communauté internationale », dont l’ONU est une institution majeure.
Deux questions tournent régulièrement dans les médias. La première: faut-il parler de génocide? Certains pensent que oui, même s’il est nécessaire d’avoir un «instrument juridique» pour le définir. La seconde: faut-il reconnaître, en plus de l’État d’Israël (reconnaissance faite au lendemain de la deuxième guerre mondiale), un État de Palestine?
Ce n’est pas à moi, tout seul, comme évêque de Belgique, à imposer un avis. Cette reconnaissance est le fait des états de droit. Le Saint-Siège a reconnu l’État de Palestine il y a dix ans. Le Cardinal Parolin, secrétaire d’État, l’a rappelé le 28 juillet 2025.
Depuis quelques semaines, des personnes individuelles, des associations, des groupes de pression demandent aux évêques de Belgique de faire des interventions publiques. Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, membre du comité permanent de la Conférence épiscopale, a rappelé ce qui a déjà été fait :
Le 21 mai 2025, une déclaration commune des philosophies de vie reconnues a été remise aux politiques. «La Libre» et «De Morgen» l’ont publiée intégralement.
Le 23 juin 2025, les évêques ont lancé un appel à la prière et au jeûne pour demander l’inclusion de cette tragédie dans les célébrations eucharistiques.
Le 31 juillet, Mgr Delville a signé, au nom des évêques, la pétition soutenue par la CNE (CSC) pour inciter le gouvernement à reconnaître l’État Palestinien.
N’oublions pas de prier pour la paix dans la justice! Et de manifester notre solidarité avec les victimes de l’injustice, de la guerre, de la haine!
+ Guy Harpigny,
Evêque de Tournai

HOMÉLIE DES 175 ANS DE PRÉSENCE CISTERCIENNE
À SCOURMONT
ABBAYE ND DE SCOURMONT
21 AOÛT 2025

Célébrer le Seigneur à l’occasion de 175 ans de présence
de la vie cistercienne à Scourmont, c’est entrer dans l’action de grâce pour
les multiples dons que Dieu nous fait au cours de notre vie sur terre.
Nous rendons grâce parce que Dieu nous appelle chacun à
accueillir les dons qu’il nous fait : l’existence, la découverte de l’amour
grâce à ceux qui nous ont accueillis et éduqués, l’exercice progressif de notre
liberté et le choix en conscience d’une vie donnée comme disciple du Christ et
temple de l’Esprit Saint. C’est de cette manière que nous répondons à
l’initiative du Père qui nous a aimés le premier.

Ce chemin de vie, qui est celui de tout baptisé, confirmé
et invité au repas du Seigneur, est devenu pour beaucoup l’entrée dans la vie
monastique. Nous avons ici le témoignage de ceux et de celles qui ont été
formés par la règle de saint Benoît : Ecoute, mon fils, les préceptes du
maître et prête l’oreille de ton cœur. Découvrir que Dieu est quelqu’un qui
nous parle au cœur ; chercher Dieu en tout temps, même au milieu des épreuves
ou dans le silence de l’acte de foi ; vivre cette démarche, accompagné de
frères à aimer, à respecter, à supporter, voilà une manière d’entrer dans le
témoignage de la foi que, depuis les premiers siècles de l’ère chrétienne, nous
apprenons à connaître. Le lieu de cette vie est souvent appelé désert. Il est
vrai que beaucoup de prophètes et Jésus lui-même ont fait cette expérience.
La vie monastique, selon la règle de saint Benoît, a reçu
une impulsion nouvelle grâce à saint Bernard de Clairvaux. Nous nous inscrivons
avec lui dans une tradition extraordinaire de l’interprétation des Ecritures. Grâce
à Origène, et à bien d’autres, Bernard nous plonge dans les Ecritures non pas
seulement comme exégète savant, mais comme quelqu’un qui nous inspire et nous
entraîne pour chercher la lumière, Dieu. Le Père Henri de Lubac, par ses
publications sur l’exégèse médiévale, a, vaillamment et au milieu d’une
incompréhension de quelques théologiens trop sûrs d’eux-mêmes, montré la grande
tradition des sens de l’Ecriture. Bernard n’est pas quelqu’un qui a été à la
mode durant quelques années ; il est resté une source de vie pour quantité de
personnes, disciples du Christ, qui n’ont pas cessé de se convertir, de
travailler à la Réforme de l’Eglise et du témoignage de l’Evangile dans la
société. Il est proclamé docteur de l’Eglise en 1830 par le pape Pie VIII.
En arrivant il y a 175 ans en ce lieu, les Cisterciens de
la Stricte Observance sont devenus un signe de la recherche de Dieu et de la
fraternité monastique. Selon la Règle, ils consacrent beaucoup de temps à l’œ
uvre de Dieu, la liturgie des heures.
Avec le roi Salomon, ils bénissent le Seigneur : Que
le Seigneur notre Dieu soit avec nous, comme il a été avec nos pères, qu’il ne
nous abandonne pas, qu’il ne nous rejette pas ! Qu’il incline nos cœurs vers
lui, pour que nous suivions tous ses chemins et que nous gardions les
commandements, les décrets et les ordonnances qu’il a donnés à nos pères.
Avec le Psaume 83, ils chantent : Mon âme s’épuise à
désirer les parvis du Seigneur ; mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu
vivant. Le Seigneur Dieu est un soleil, il est un bouclier ; le Seigneur donne
la grâce, il donne la gloire. Jamais il ne refuse le bonheur à ceux qui vont
sans reproche.
Avec Marie, ils chantent les merveilles de Dieu pour son
peuple ainsi que pour eux-mêmes, membres de l’Eglise, celle qui est devenue la
mère de tous les disciples du Ressuscité.
Toujours selon la Règle de saint Benoît, les moines
consacrent beaucoup de temps au travail. Les résidents des environs de l’abbaye
se souviennent de la transformation rapide des forêts, des marécages, des
terres. Une bonne partie du monde entier connaît aujourd’hui la trappiste de
Chimay, sous diverses formes. Grâce à ce travail, la solidarité cistercienne
n’est pas une expression vide, aussi bien pour la région que pour les sites
monastiques frères.
Toujours selon la Règle, les moines s’appliquent à la
lectio divina, en se laissant transformer par la Parole que Dieu inscrit petit
à petit dans le cœur, l’intelligence, la volonté, de telle manière que chaque
jour on puisse, avec le psaume, dire au Seigneur que sa Parole est une lumière
pour nos pas.

La vie monastique est une des multiples facettes de la
vie selon l’Evangile. Il n’est pas étonnant qu’au cours du temps, il existe des
fondations dans des régions du monde où elle n’est pas encore effective. Nous
pensons à l’Afrique centrale, et aux difficultés immenses qu’y rencontrent des
groupes humains, quelles que soient leurs convictions religieuses.
Nous découvrons également une autre facette. Douloureuse.
Comme chrétiens, nous croyons que le disciple passe lui aussi par l’épreuve
avec son maître. Dans un contexte où la tradition musulmane semble attirée par
des idéologies qui prônent la force, des cisterciens deviennent des témoins de
l’espérance chrétienne. Ils sont déjà des témoins de la foi ; dans l’épreuve,
ils deviennent témoins de l’espérance. Ils sont, par leur seule présence,
acteurs de la fraternité universelle, à la manière du Christ. Nous pensons à
l’Algérie. Nous pensons à ce qui se passe en Terre Sainte.
Il existe encore une autre facette. En parcourant les
diverses traditions religieuses, nous écoutons le témoignage de la vie
monastique, exprimé tout autrement que dans la foi chrétienne. Des cisterciens
se sont mis à l’écoute et ont commencé le partage de la vie concrète.
Au milieu de multiples recherches sur la mission de
l’Eglise dans la société actuelle, que ce soit en Europe sécularisée, en
Afrique traditionnelle, dans le monde musulman, en Asie aux multiples
traditions ou dans les régions du monde où l’avenir du climat suscite beaucoup
de crainte, la vie monastique a un rôle très important.
Il en va de même dans le diocèse de Tournai. Nous rendons
grâce au Seigneur pour le don de la vie monastique. Ouvrons les yeux sur les
initiatives du Seigneur que nous n’avons pas programmées. Et accueillons tous
ceux qu’il nous envoie pour devenir témoins de l’espérance. Merci aux
cisterciens de Scourmont pour leur témoignage et leur solidarité, en marchant
dans les pas du Christ. Merci aux cisterciennes de Chimay et de Soleilmont pour
leur réponse à l’appel du Seigneur.
Un mot du Curé…

QUELQUES ÉCHOS DE CE TEMPS DE VACANCES…
Un bel après-midi chez les Guides un Te Deum morne et désolant… une visite de notre patrimoine… une grotte abandonnée…et quelques célébrations…
Les vacances se sont déroulées de façon paisible dans l’unité pastorale de Leuze avec quelques bons moments et… quelques
autres…
Visite au camps Lutins (Guides de Leuze) à Ramegnies-Chin


j’ai pu visiter le camps des Lutins de l’Unité Saint-Pierre – 2ème HO à l’occasion de la célébration des « Promesses ». Le camp était animé par un staff rempli d’enthousiasme, très efficace et très attentif aux jeunes enfants : Charlotte Lannoy, Juline Cuvelier, Solène Lefranc, Loïc Vandec-nocke, Roxanne Fryczynski.

Bien sûr, je n’oublie pas l’équipe intendance toujours importante dans une telle organisation.
La célébration des Promesses a été vécue avec beaucoup de sérieux et dans un bel esprit Guides. Bravo à toute l’équipe !!! Je devais aussi me rendre chez les Aventures ; malheureusement, des événements familiaux m’en ont empêché ; j’espère que ce n’est que partie remise.
Merci aux responsables d’unité pour leur travail d’accompagnement durant toute l’année !
Le Te Deum du 21 juillet

Le dépôt de fleurs au Monument aux Morts et le discours de Monsieur le Bourgmestre n’étaient pas mieux lotis malheureusement ; une poignée de personnes pour saluer ainsi notre Pays et la liberté pourtant tellement malade aujourd’hui dans notre monde…
Il paraît que le bal populaire – « Bal au lampions » - en soirée a attiré plusieurs centaines de personnes… Tant mieux pour ses organisateurs mais tristesse pour les célébrations officielles… Quel est le sens de ce bal populaire du 21 juillet s’il se voit coupé de ses fondations ?... « Panem et circenses », écrivait le poète romain Juvénal dans sa Satire X, à la fin du Ier siècle - début du IIème siècle : « Du pain et des jeux ». Les choses n’ont malheureusement pas changé… Il convient simplement d’adapter la traduction au siècle : « De la bière et un D.J. » et tout le monde est content… Tristesse vraiment…
Visite de l’Orgue de Leuze

Chaque année, ils organisent un voyage de deux jours en bus avec leurs étudiants avancés : en 2024, dans le nord des Pays-Bas ; en 2023 en Thuringe ; en 2022 en Alsace. Pour 2025, ils sont venus découvrir l’orgue de la Collégiale de Leuze-en-Hainaut avant de prendre la route vers Reims et Epernay. Ils nous ont laissé un joli commentaire disant tout leur bonheur d’avoir découvert notre instrument.
Les messes dominicales à la Grotte de Chapelle-à-Wattines


En attendant des décisions que nous espérions encore positives, nous avons instauré une Messe dominicale chaque dimanche du 1er mai au 31 août à 17h00 au lieu dit « la Grotte Notre-Dame de Lourdes », et ce en accord avec les différents partenaires : la Fabrique d’église, l’ASBL propriétaire de la grotte et l’EAP.
Au début, de belles assemblées de 15-20 personnes
se réunissaient en ce lieu chaque dimanche. Force est de constater qu’aujourd’hui il n’en est plus de même. La plupart des célébrations cette année ne rassemblaient que 4 ou 5 personnes. Force est de constater aussi que très peu d’habitants de Chapelle-à-Wattines rejoignent cette assemblée… Ce sont surtout des personnes venues d’ailleurs qui composent l’assemblée. Le but qui était de proposer encore l’Eucharistie à Chapelle-à-Wattines malgré la fermeture forcée de l’église, n’est donc malheureusement plus atteint.

Il en est de même pour l’entretien de ce lieu : ce sont deux personnes de plus de 70 (habitant Leuze) et 80 ans (habitant Pipaix) qui viennent aider la sacristine à désherber et nettoyer ce lieu. Où sont les habitants de Chapelle-à-Wattines ?... Une grotte abandonnée… Où est cet engouement des Chapellois et des Chapelloises dont témoignait le journal Nord Eclair (ci-dessous) il n’y a pas si longtemps ?

Heureusement, la célébration du 15 août à l’occasion de la Solennité de l’Assomption de Marie a vu arriver une centaine de pèlerins, mais surtout venus des villages voisins il faut bien le reconnaître…
La célébration des Baptêmes en juillet-août

Manon Wallez, enfant de Inès De Meester et Romain Wallez (Leuze 06/07) ;
Katalyna Debyttere, enfant de Angélique Tresnie et Anzo Debyttere (Leuze 06/07) ;
Ignace Mingneau, enfant de Elodie Colson et Valentin Mingneau (Leuze, 06/07) ;
Leo Vanderhoeghen, enfant de Kimberley Pirotte et Alan Vanderhoeghen (Willaupuis, 20/07) ;
Ilyan et Milan Patris, enfants de Anissa Lemoine et Franky Patris (Leuze, 26/07) ;
Lucia Seghers, enfant de Rachel Pauwels et Gilles Seghers (Leuze, 26/07) ;
Roxanne De Geyter, enfant de Léonore Dugardin et Kevin De Geyter (Tourpes, 03/08) ;
Célestine Liétard, enfant de Mathilde Fourneau et Alexandre Liétard (Thieulain, 10/08) ;
Mélya Lecocq, enfant de Laurie Capron et Jason Lecocq (Thieulain, 10/08) ;
Rachel Dumortier, enfant de Elodie Wasier et Andy Dumortier (Thieulain, 10/08) ;
Elsa Giacomello, enfant de Valentine Léger et Alan Giacomello (Thieulain, 10/08) ;
Noa et Zoé Bonnet, enfants de Edwige Tra et Didier Bonnet (Leuze, 15/08) ;
Nell Fervail, enfant de Noémie De Montis et Bryan Fervail (Willaupuis, 16/08) ;
Emmy Detournay, enfant de Amandine Cuvelier et Nicolas Detournay (Willaupuis, 16/08) ;
Lyzio Descamps, enfant de Erika Poquet et Kynan Descamps (Leuze, 23/08) ;
Basile Degraeve, enfant de Sophie Roman et Mathieu Degraeve (Willaupuis, 24/08) ;
Gabin Dupont, enfant de Aurore Simon et Grégory Dupont (Leuze, 30/08) ;
Hadrien Houssiere-D’Hoen, enfant de Amélie D’Hoen et François Houssiere (Leuze, 30/08) ;
Tiago Gossiaux, enfant de Mégane Nottebaert et Jordan Gossiaux (Leuze, 30/08) ;
Lucien Gabriels, enfant de Elise Clerx et Maxime Gabriels (Pipaix, 31/08) ;
Mathias Mol, enfant de Tailine Soares et Andrew Mol (Pipaix, 31/08). Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.
…et des Mariages
P
eu de mariages également cette année durant les vacances mais quelques-uns sont programmés jusque dans l’automne. Peut-être un agencement nouveau du calendrier pour tenir compte des disponibilités des familles et… des salles de réception. Nous avons quand même eu la joie de célébrer ce beau sacrement avec

Mélanie Jacquerie et Nicolas Desterbecq (Pipaix, 05/07)) ;
Mélanie Moulin et Mickaël Lefebvre (Leuze, 12/07) ;
Erika Poquet et Kynan Descamps (Leuze ; 23/08).
Que tous nos vœux de bonheur et notre prière accompagnent les nouveaux époux !
La célébration des Funérailles
Peu de funérailles également durant ces vacances, et tant mieux bien sûr ! C’est un signe de bonne santé de la population. 

Nous avons accompagné les familles de :
Jean Duvivier, de Mourcourt (Thieulain, 08/07)
Francine Leborgne, de Thieulain (Leuze, 11/07)
Jacqueline Houfflyn, de Thieulain (Thieulain, 12/07)
Colette Daumerie, de Leuze (Leuze, 31/07)
Huguette Goulay, de Leuze (Thieulain, 20/08).
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Évangile.
Bon dimanche !
Chanoine Patrick Willocq
Intentions de prière pour la semaine

+ « Vous êtes venus vers Jésus, le
médiateur d’une Alliance nouvelle »
Pour les Pasteurs de notre Eglise : le
Pape, les Evêques, les Prêtres : que notre Dieu les encourage dans leur mission
de l’annonce de la Parole et de la célébration des Sacrements…
+ « Quand tu donnes un festin, invite
les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles »
Pour les Diacres de l’Eglise : que le Seigneur les
encourage dans leur mission du service et de l’accueil, en particulier auprès
des associations et mouvements d’accueil des « petits » de notre temps…
+ « Plus tu es grand, plus il faut
t’abaisser »
Pour tous ceux qui, dans le monde et l’Eglise, sont en
manque de simplicité : que le Seigneur leur donne l’Esprit d’humilité et de
service… + « Mon ami, avance plus haut »
Pour tous ceux qui n’ont pas la première place dans notre
société et notre Eglise : que le Seigneur leur donne de trouver des personnes
leur témoignant qu’ils ne sont pas abandonnés de Dieu…
CONTACTS
M. le Chanoine Patrick Willocq, curéResponsable de l’Unité pastoraleCuré de tous les clochers de l’entité de LeuzeTour Saint-Pierre 157900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.030479/62.66.20M. le Diacre Jean-Marie BourgeoisPastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaireGrand-Rue 567900 Leuze-en-Hainaut0470/100 340M. le Diacre Michel HubletMise à jour du site internetAvenue de la Croix-Rouge 447900 Leuze-en-HainautRèglement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,Curé - Adresse : voir plus hautDélégué à la protection des données :Secrétaire général de la Conférence épiscopale belge -Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1, 1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -Mail : ce.belgica@interdio.beAutorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -Secrétariat décanalTour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.03Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen
Nous porterons dans notre prière ...
Baptêmes
-
Le samedi 06 septembre, à 14h30, en l’église de Leuze, Kessy Durieux,
enfant de Kelly Her et Jimmy Durieux.
-
Le dimanche 07 septembre, à 14h30, en l’église de Tourpes, Zoé Leclercq,
enfant de Anne-Sophie Lamant et Michaël Leclercq
-
Le samedi 20 septembre, à 14h30, en l’église de Willaupuis, Arthur Capron,
enfant de Pauline Brismée et Lionel Capron.
-
Le samedi 20 septembre, à 14h30, en l’église de Blicquy, Edgard Luc-Guns,
enfant de Stéphanie Guns et Florian Luc.
-
Le dimanche 21 septembre, à 10h00, en l’église de Leuze, Emile Bruyère,
enfant de Marie Haeffele et Clément Bruyère
-
Le samedi 27 septembre, à 14h30, en l’église de Blicquy, Basile Tonniau,
enfant de Emilie De Waele et Etienne Tonniau
Que
ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.
Mariages
-
Le samedi 06 septembre, à 14h30, en l’église de Blicquy : Anne-Claire Van der Poorten et Alexandre de Borrekens
-
Le samedi 13 septembre, à 13h30, en l’église de Thieulain : Charline De
Keukeleire et Guillaume Manteau
-
Le samedi 18 octobre, à 14h00, en l’église de Leuze : Lori Van Daele et
Thibaud Degand
-
Le samedi 15 novembre, à 14h00, en l’église de Pipaix : Virginie Joppart et
Maxime Degouys
Que
tous nos vœux de bonheur et notre prière accompagnent les nouveaux époux !
Funérailles
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Évangile.
Dans notre Unité pastorale…



Pour les familles… les jeunes... les enfants …








Dans notre Diocèse de Tournai…

Comme chaque année, le Pape convie tous les chrétiens à célébrer le Temps pour la Création et à prier pour la Sauvegarde de la Création. Cette année, nous prierons pour la « Paix avec la Création ».
Le Temps pour la Création est un temps de grâce que l’Église, à travers un dialogue œcuménique, offre à l’humanité. Il se déroule du 1er septembre (Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création) au 4 octobre (jour de la fête de saint François d’Assise). Ce temps permet de renouveler sa relation avec Dieu ainsi qu’avec la Création et cela, à travers la célébration, la conversion et l’engagement. En tant que chrétien du monde entier, nous partageons un appel commun à prendre soin de la Création.
Le thème 2025 pour le Temps pour la Création est « Paix avec la Création ». Il est inspiré de l’Épitre du Livre du prophète Isaïe (Is 32,14-18).
Pourquoi ce thème ?
Le prophète Isaïe décrit une création désolée, dépourvue de paix en raison de l’injustice et de la rupture de la relation entre Dieu et l’humanité. Notre espérance est que la Création trouve la paix lorsque la justice sera rétablie « le droit habitera dans le désert, la justice résidera dans le verger » (Is 32, 16). L’année 2025 marque le 1700e anniversaire du Crédo de Nicée : depuis 325, les chrétiens ont suivi l’appel de Nicée à témoigner ensemble de leur foi dans un monde troublé, inégal et divisé. Dieu nous appelle à agir, à être des artisans de paix (Mt 5, 9), à vivre en paix. En tant que collaborateurs du Créateur, nous devons incarner la paix avec toute la Création.
Dans notre diocèse, la célébration d’ouverture se déroulera en la Cathédrale le dimanche 7 septembre à 10h.
Pour aller plus loin, voici les liens vers quelques documents inspirants :
Le message du Pape pour le Temps pour la Journée Mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création 2025 dont le thème est « Semences de Paix et d’Espérance»
L’annonce du décret du Pape Léon XIV pour la Missa pro custodia creationis (« Messe pour la sauvegarde de la création ») ainsi qu’une traduction de travail en français
Quelques pistes de célébrations (prières et intentions) proposées sur le site œ cuménique du Temps pour la Création.
L’explication détaillée du thème 2025.






À la suite de Jésus, venu pour servir et non être servi, Emmanuel Cornet, époux d’Axelle Baise et père de trois enfants, sera ordonné diacre par l’Évêque de Tournai, Mgr Guy Harpigny, le dimanche 19 octobre à 15h à la Collégiale Sainte-Waudru de Mons.
VOUS ÊTES TOUS ET TOUTES INVITÉS À PRENDRE PART À CETTE CÉLÉBRATION.
Portons dans notre prière Emmanuel ainsi que sa famille.
Pour se préparer à l’évènement
Une RÉUNION D’INFORMATION sur
le diaconat se déroulera au Foyer Sainte-Waudru, Place du Chapitre, 4 à Mons, le mardi 7 octobre à 19h.30. Au programme : une vidéo, un témoignage, des réponses aux questions.
Une VEILLÉE DE PRIÈRE dans l’esprit de Taizé sera organisée à l’église Saint-Martin à Hyon le vendredi 10 octobre à 20 h.

Quelle est la signification du ministère des diacres ? Quel est leur rôle au sein d’une Église où tous les baptisés sont appelés à être partenaires de la mission ?
Au service du Christ Serviteur
Le diaconat ne se comprend bien qu’à la lumière de la diaconie de Jésus « venu pour servir et non pour être servi » (Mc 10,45). Le ministère diaconal renvoie à l’attitude et aux priorités de Jésus qui a rejoint l’humanité en se faisant serviteur de tous, en particulier des exclus de la société : les petits, les malades, les pauvres, les pécheurs. Le ministère diaconal a mission de rappeler ce déroutant chemin du dépouillement et du don de soi que Jésus a choisi pour faire venir le Royaume et donner au monde le salut. Les diacres sont appelés à être signes du Christ toujours à l’œuvre et qui ne cesse de dire : « Je suis parmi vous comme celui qui sert » (Lc 22,27). Dans la diversité de leurs engagements, les diacres sont indissociablement serviteurs du Christ et témoins du Christ serviteur. Les diacres sont ministres de la charité de Dieu, telle qu’elle s’est révélée en Jésus ; il leur revient de porter le signe de l’amour du Christ qui a aimé jusqu’au bout.
Des diacres pour une Église servante
L’Église n’existe que pour servir. Hors du chemin de la solidarité et de l’attention aux pauvres et aux petits, l’Église ne serait plus l’Église de Jésus-Christ. Les diacres sont là pour rappeler que l’Église n’accomplira sa mission reçue du Christ que si elle se fait servante. En rétablissant le diaconat à la suite de la décision du Concile Vatican II, le pape Paul VI écrivait : « Le diaconat est l’animateur du service et de la diaconie de l’Église » (Lettre apostolique Ad pascendum).
Dans l’Église, tous les baptisés sont appelés à s’engager sur le chemin du service et quelques-uns, les diacres, sont en responsabilité pour que cette dimension essentielle soit assumée et vécue par tous. Le service n’est pas l’exclusivité des diacres, c’est la mission de toute l’Église. Aux diacres, il revient d’éveiller l’ensemble des chrétiens à cette dimension constitutive de la mission de l’Église qu’est la diaconie. Le diaconat rend compte de cette mission commune et il la stimule : il est un vivant appel pour que l’Église tout entière reste en tenue de service. A tous les baptisés, et parmi eux aussi aux autres ministres ordonnés, le diaconat rappelle que l’Église est conviée à se construire autour de la Bonne Nouvelle portée aux pauvres.
Un ministère de vigilance et de solidarité
La tradition n’a jamais défini le diaconat comme une présidence de la vie ecclésiale ; cette tâche est d’abord celle des évêques et des prêtres. Le Concile Vatican II dit que les diacres reçoivent l’imposition des mains « non en vue du sacerdoce mais en vue du service » (Lumen gentium, 29). La mission que l’Église confie aux diacres est présentée comme un ministère du seuil et non du centre. Leur ordination les investit dans une charge de vigilance pour aller au devant de ceux qui sont à la porte de l’Église ou loin d’elle et pour témoigner de la sollicitude de l’Église envers toutes les formes de pauvreté qui marquent la société (pauvreté économique, morale, relationnelle, spirituelle…). Le diaconat apparaît ainsi comme un ministère de proximité et de solidarité. Il trouve bien sa place dans la dynamique de cheminement et d’évangélisation qui anime la mission ecclésiale aujourd’hui.
Porter le signe du service dans tout ce qui fait la mission de l’Église
Le diaconat ne concerne pas le seul secteur de la diaconie. Les diacres ont mission de veiller à ce que les trois grandes dimensions de l’Église (Annonce de la Parole / Célébration / Charité) s’interpénètrent et soient vécus comme un service. Le Concile Vatican II note que « les diacres sont ordonnés pour servir le Peuple de Dieu dans la diaconie de la Parole, de la Liturgie et de la Charité » (Lumen gentium, 29).
Ces trois fonctions ne sont pas trois domaines réservés aux diacres : le Concile souligne bien que c’est la mission de tout le peuple de Dieu (mission prophétique, sacerdotale et royale) et que c’est aussi la mission des évêques, des prêtres et des diacres. Quelle est alors la spécificité des diacres ? Il leur revient de manifester que ces trois fonctions ecclésiales se tiennent entre elles et se vivent sous le signe du service. Par leur ministère, les diacres signifient que Parole, Liturgie et Charité s’articulent sous le signe commun du service afin que l’Église soit en tout, à la suite du Christ, servante de l’humanité.
C’est ainsi, par exemple, que le rôle des diacres dans la célébration de l’Eucharistie doit contribuer à souligner qu’on ne peut séparer le sacrement de l’autel du sacrement du frère. L’Église doit se garder d’oublier que le jour où Jésus a institué l’Eucharistie, il a lavé les pieds de ses apôtres. Les diacres sont appelés à manifester le lien nécessaire qui relie le culte et l’amour fraternel, le pain de l’eucharistie et le pain quotidien dont l’humanité a besoin pour vivre. Ce lien entre le culte et la vie est manifesté de manière particulière par le service du diacre. C’est lui qui prépare le pain et le vin sur l’autel ; et dans la tradition, ces offrandes étaient prises parmi les dons faits pour les pauvres. C’est aussi au diacre qu’il revient d’envoyer ses frères et sœ urs : « Allez dans la paix du Christ ». Cet envoi est un appel afin que ceux et celles qui ont pris part à l’Eucharistie deviennent dans la vie de tous les jours des hommes et des femmes de communion.
Un ministère ordonné à la vie de l’Église
Le diaconat relève du sacrement de l’Ordre. Le ministère diaconal s’articule au ministère pastoral des évêques et des prêtres pour porter la charge apostolique de l’Église. Selon des formes diverses et coordonnées, les évêques, les prêtres et les diacres représentent le Christ Pasteur et Serviteur qui continue de rassembler et d’animer son Église.
Le rite central de l’ordination est l’imposition des mains accompagnée d’une prière à l’Esprit Saint. Ce rite est riche de sens. Le diaconat n’est pas conféré par une délégation de l’assemblée, il ne se fonde pas non plus sur la seule générosité du candidat ; il est fondamentalement un don de l’Esprit ordonné à la construction de l’Église comme signe vivant du Royaume au cœ ur de ce monde. Le ministère des diacres est donc d’abord une grâce pour la vie et la mission de l’Église avant même de l’être pour telle ou telle personne en particulier qui a reçu l’ordination.
Le diaconat a sa place dans une Église aux ministères variés, à côté du ministère pastoral des prêtres et des différents ministères et services pris en charge par des laïcs. Le diaconat a une signification propre qu’il convient de sauvegarder à tout prix. Ni super-laïcs, ni mini-prêtres, les diacres sont des entraîneurs dans une Église qui veut donner corps et visage à l’option préférentielle de Dieu pour les pauvres et les petits. Faire glisser le diaconat vers un ministère pastoral risquerait de lui enlever sa spécificité et d’envisager surtout le diaconat pour faire face à la diminution du nombre de prêtres. L’avenir du diaconat reste dans la complémentarité, non dans la suppléance.
Abbé André Minet Bibliste et professeur d’ecclésiologie
Brève histoire du diaconat
Dès le début de l’Église, les premières communautés ont eu le souci de se mettre en œuvre la solidarité avec ceux qui sont dans le besoin. Les Actes des Apôtres rapportent qu’à un moment cette préoccupation a amené à susciter un groupe de « Sept » hommes chargés du service des tables (Ac 6,1-6). Ce groupe n’a pas duré bien longtemps mais, toujours, la préoccupation de veiller à la dimension diaconale de l’Église est attestée. Ce ne sera que progressivement qu’on parlera des diacres pour désigner ceux qui ont comme première charge de veiller à recueillir les dons des fidèles et de les redistribuer. Ils prélevaient sur ces dons le pain et le vin nécessaires à la célébration eucharistique qu’ils apportaient à l’autel. Leur service trouvait donc aussi son expression dans la liturgie.
Au fil du temps, les diacres ont eu dans l’Église une influence grandissante par le fait qu’ils vivaient, bien plus que les prêtres, dans l’entourage de l’évêque. Il n’était pas rare que des diacres soient choisis pour succéder à des évêques. Cette situation fut source de tensions de plus en plus vives entre les diacres et les prêtres. On tenta d’apaiser le conflit en envoyant des diacres dans les paroisses pour travailler en dépendance des prêtres. Mais à ce niveau aussi, des problèmes de préséance surgirent. Assez souvent, on a vu des diacres succéder à des prêtres comme responsables de paroisse et recevoir l’ordination presbytérale.
Le diaconat était ainsi devenu un ministère de transition, une sorte d’étape préalable à l’ordination presbytérale et, à la fin du premier millénaire, cela a entraîné sa disparition comme ministère propre. Il faudra attendre le XXe siècle pour que le diaconat permanent soit restauré. Ce fut l’œ uvre du Concile Vatican II qui a en outre permis que ce ministère puisse être reçu par des hommes mariés.

Les rencontres Samarie sont des moments de formation
spécialement conçus pour les personnes en charge d’une mission au niveau de la
Pastorale de la santé (Visiteurs en maison de repos, à domicile, membres
d’aumônerie hospitalière, en milieu psychiatrique, auprès des personnes
porteuses d’un handicap…). Ces moments sont destinés aux
nouveaux arrivants dans le service mais également à ceux qui sont en poste
depuis longtemps et qui sentent un besoin de se renouveler, de poser un regard
neuf sur leur investissement. On y est actif, on remet en questionnement
positif sa mission, on apprend à écouter, à s’écouter et à tendre l’oreille
vers le Spirituel afin qu’il motive nos actions au cœur de la faiblesse de
l’autre.
On peut y participer une journée ou plusieurs si on aime
ça. Une rencontre Samarie aura lieu le 25 octobre à l’abbaye de Soleilmont à
Fleurus, de 9h30 à 16h30. Bloquez votre agenda si elle vous intéresse.
Attention les places sont comptées.
Bienvenue à tous dans cette nouvelle façon de se mettre
sur la longueur d’onde que propose le Christ. Un peu comme…La Samaritaine.
Renseignements et inscriptions :
(Inscription obligatoire avant le
18/10/2025 – le nombre de place est limité)
aurelie.boeckmans@hotmail.com – 0479/52 64 76


La Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté le 17 mars 2022
un décret visant à mieux protéger le patrimoine culturel religieux. Ce décret
est entré en application le 1er janvier 2023.
Ce décret impose aux Fabriques d’église de dresser un
inventaire descriptif et photographique du mobilier conservé dans leurs
édifices, à transmettre à l’administration dans un délai de cinq ans. Le CIPAR
(Centre interdiocésain du Patrimoine et des Arts religieux) a été désigné par
la FWB comme l’organisme chargé de la transmission des inventaires.
Au-delà de cette obligation légale, l’inventaire
contribue à l’identification, la conservation et la sécurisation du patrimoine.
Inventorier son patrimoine permet donc de mieux le connaitre, de pouvoir le
valoriser et de garantir sa transmission aux générations futures.
Cet inventaire doit respecter les normes fixées par la
Fédération Wallonie-Bruxelles. Le service Art, Culture et Foi du diocèse de
Tournai est à vos côtés pour vous accompagner dans toutes vos démarches
concernant la gestion du patrimoine mobilier des lieux affectés au culte
catholique.
Envie d’en savoir plus ?
Le CIPAR propose des formations et des séances
d’informations sur les inventaires dans toute la Wallonie. Ces réunions
gratuites sont principalement à destination des Fabriques d’église et des
desservants mais elles s’adressent aussi aux sacristains et à toute personne
souhaitant s’impliquer dans la gestion du patrimoine religieux.
Le 18 octobre prochain, une nouvelle séance est organisée
à la Maison Diocésaine de Mesvin (Chaussée de Maubeuge 457 7024 CIPLY) de 9h00
à 12h00. Tous les Fabriciens du diocèse de Tournai y sont conviés. Cette séance
a pour objectifs :
1. la mise en lumière de l’importance de la
bonne gestion et de la conservation du patrimoine mobilier des églises
paroissiales à travers la réalisation des inventaires.
2. la formation des Fabriques d’église à
l’établissement de l’inventaire, ainsi qu’à la prise en main de la base de
données informatisée et interdiocésaine du CIPAR.
3. le soutien aux Fabriciens dans ces démarches en
regroupant les
forces, les idées et les bonnes volontés.
Vous êtes intéressés ?
L’inscription préalable est obligatoire avant le lundi 13
octobre 2025 afin de pouvoir préparer au mieux la séance. Veuillez contacter le
CIPAR par e-mail via l’adresse m.moriaux@cipar.be ou par téléphone au +32 478
63 66 42. Merci de communiquer votre nom, votre prénom et, pour les Fabriciens,
la Fabrique d’église dont vous êtes membre.
Maura
Moriaux Collaboratrice CIPAR

Le pèlerinage débutera avec une étape à Pau pour visiter
la vieille ville avant de déguster les délices de la Maison François Miot,
meilleur confiturier de France. Vous découvrirez également les crèches et
l’histoire fascinante du château de Gardères.
Les jours suivants seront rythmés par les
temps forts du sanctuaire : procession à la crèche, messe de la nuit, parcours
jubilaire, chapelet, … Autant de moments pour accueillir la joie de la
Nativité.
Informations pratiques :
–
Dates : du 22 au 26 décembre 2025
–
Animation : Antonio Miceli, diacre
–
Prix : 975 €
Inclus : Trajet en TGV et car, hébergement en hôtel 3* en
pension complète (chambre double), visites, assurance assistance et annulation,
pourboires. Non inclus : pique-nique du trajet aller et boissons hors forfait.
Supplément chambre individuelle : 175 €
Inscription souhaitée avant mi-septembre
pour assurer la réservation des billets de train.
Infos
et inscriptions sur le site internet, par mail pelerinages@evechetournai.be
ou par téléphone : 069 22 54 04
Photos : Sanctuaire de Lourdes


Jour de fête à l’Abbaye Notre-Dame de Scourmont ce jeudi 21 août 2025 ! Les cisterciens fêtaient en effet les 175 ans de l’abbaye, entourés de représentants de différentes communautés de Belgique, de France et même du Pays de Galles.
P
our la communauté de Scourmont, qui comporte actuellement 13 membres, ce jeudi était la troisième journée de festivités. Celles-ci avaient en effet commencé le 21 juin dernier par une eucharistie suivie

d’une visite guidée de l’abbaye et d’un barbecue pour le personnel du groupe Chimay ainsi que leurs conjoints et enfants. « La date officielle de la fondation est le 25 juillet. Ce jour-là, outre l’Eucharistie, toute la communauté est allée en « pèlerinage » jusqu’à la croix de fondation où nous avons prié ensemble », explique Dom Damien Debaisieux, Père Abbé de la communauté (photo à gauche).
« Ce 21 août, nous avons invité les communautés trappistes de Belgique, quelques supérieurs de France (ceux de notre région ocso [Ordre Cistercien de la Stricte Observance, ndlr]) et les supérieurs des communautés bénédictines et norbertine de Wallonie ».
Une réunion de famille
La rencontre était en effet presque une réunion de famille, avec la présence de membres de la maison-mère, l’abbaye de Saint-Sixte à Westvleteren (Flandre-Occidentale), mais aussi des « abbayes-filles », comme celles de Notre-Dame de Chimay, de Caldey (Pays de Galles) ou de Notre-Dame de Soleilmont. Sans oublier les abbayes cisterciennes des alentours : Orval, Rochefort, Nazareth, Mont-des-Cats… Des laïcs cisterciens étaient également invités, complétant la grande famille. Plusieurs participants ont profité de la tenue prochaine du chapitre général de l’Ordre à Assise, du 2 au 24 septembre prochain, pour faire un détour par Chimay.
Cette célébration était l’occasion de joyeuses retrouvailles pour les uns, de nouvelles rencontres pour les autres. C’était aussi l’opportunité de prendre des nouvelles des uns et des autres ou de saluer le nouvel abbé de Rochefort, le Père Petr Charolide, élu le 31 mai dernier.
Signe de la multiculturalité de la vie monastique, les conversations se tenaient en français, en néerlandais mais aussi en anglais, certains passant d’une langue à l’autre avec fluidité. Durant la liturgie, les chants étaient chantés en français ou en latin, tandis que la seconde lecture a été lue en néerlandais.

Une action de grâce
Parmi les invités de cette journée se trouvait Mgr Harpigny, qui présidait la célébration de l’Eucharistie. « Célébrer le Seigneur à l’occasion de 175 ans de présence de la vie cistercienne à Scourmont, c’est entrer dans l’action de grâce pour les multiples dons que Dieu nous fait au cours de notre vie sur terre », a-t-il souligné dans son homélie (voir le texte intégral dans la rubrique consacrée à l’Evêque au début de cette chronique).
« Au milieu de multiples recherches sur la mission de l’Eglise dans la société actuelle, que ce soit en Europe sécularisée, en Afrique traditionnelle, dans le monde musulman, en Asie aux multiples traditions ou dans les régions du monde où l’avenir du climat suscite beaucoup de crainte, la vie monastique a un rôle très important », a-t-il également précisé. « Il en va de même dans le diocèse de Tournai. Nous rendons grâce au Seigneur pour le don de la vie monastique. Ouvrons les yeux sur les initiatives du Seigneur que nous n’avons pas programmées. Et accueillons tous ceux qu’il nous envoie pour devenir témoins de l’espérance. Merci aux cisterciens de Scourmont pour leur témoignage et leur solidarité, en marchant dans les pas du Christ. Merci aux cisterciennes de Chimay et de Soleilmont pour leur réponse à l’appel du Seigneur ».

Du soleil dans le ciel et les regards

Pour les visiteurs qui ont poussé les portes de l’abbaye durant la célébration de l’eucharistie, la présence de tant de moines et de moniales assis sur les stalles ou dans la nef de l’abbatiale n’a pas manqué de surprendre. Plusieurs d’entre eux, intrigués par ce rassemblement, se sont d’ailleurs arrêtés pour suivre la célébration dans le bas-côté ou au fond de l’église.
C’est sous un magnifique soleil que les participants de la journée ont ensuite rejoint les jardins de l’abbaye à la clôture de la messe afin de partager le verre de l’amitié. Un temps d’échange apprécié de tous, émaillé de sourires et de rires, qui s’est prolongé pour certains par un repas dans le réfectoire. Une fête plus que réussie !
Marie Lebailly


L’exposition estivale 2025 du CHASHa (Centre d’Histoire
et d’Art Sacré en Hainaut) présente des saints populaires et bien connus,
d’autres un peu oubliés. Parmi ceux-ci, le frère Mutien-Marie.
À travers 15 figures présentées dans l’espace muséal du
CHASHa, plus de 40 œ uvres d’art mettent en évidence le patrimoine des églises
du diocèse. Parmi ces saints, le frère Mutien-Marie, de l’Institut des écoles
chrétiennes, illustre une figure hennuyère bien connue à Malonne, près de
Namur.
Né en 1841 à Mellet dans le Hainaut, Louis-Joseph Wiaux
devient le frère Mutien-Marie à Namur en 1856. Il a exercé l’ensemble de sa
carrière d’enseignant à l’école Saint-Berthuin de Malonne, où il décède en
1917. Sa tombe a rapidement fait l’objet de pèlerinages et le frère Mutien a
été béatifié en 1977 puis canonisé en 1989.
Un sanctuaire dédié au frère Mutien a été construit dans
les années 80, afin d’accueillir le flux de pèlerins qui viennent se recueillir
sur sa tombe. Dans cet espace, un musée présente des objets personnels,
fac-similés de lettres et portraits du saint.
En 2024, un grand projet de rénovation du musée a été mis
sur pied avec la section Arts graphiques de l’Institut Saint-Luc de Tournai. Au
terme d’une année de travail, les élèves ont pu repenser les visuels et la
scénographie, tout comme la médiation et l’accueil de l’espace muséal.
À l’occasion de l’exposition 2025 du CHASHa consacrée aux saint populaires et aux saints oubliés en
Hainaut, les services communication des diocèses de Tournai et Namur se sont
associés pour réaliser un reportage mettant en lumière ce beau travail de
rénovation :
Déborah Lo Mauro, Conservatrice du CHASHaDans l’Église de Belgique…


11/07/2025 – À l’invitation de la Conférence des évêques de Belgique, des représentants de la Commission pontificale pour la protection des mineurs se sont rendus dans notre pays les jeudi
10 et vendredi 11 juillet. Les membres de cette Commission ont ainsi pu prendre connaissance, de première main, de l'approche adoptée dans la lutte contre les abus sexuels par l'Église catholique en Belgique.
La Commission pontificale a eu des entretiens avec des représentants de la Conférence des évêques, de la Fondation Dignity, des points de contact de l’Église pour le signalement des abus sexuels ainsi qu’avec le nonce.
La Commission pontificale s'entretiendra également cet après-midi avec le groupe de victimes qui a rencontré le pape François dans notre pays l'année dernière.
Lors des échanges avec la Commission pontificale, qui se sont tenus hier et aujourd’hui, les nombreuses mesures déjà mises en place par l’Église catholique dans notre pays pour lutter contre les abus sexuels ont été présentées et les questions des membres de la Commission ont reçu des réponses précises et approfondies.
Il a notamment été question des recommandations de la commission parlementaire de 2010-2011, que l'Église a intégralement transposées dans sa politique, ainsi que des différentes mesures supplémentaires qu'elle a prises depuis lors. Les actions préparatoires entreprises par l'Église pour mettre en œ uvre les recommandations des commissions parlementaires de 2024 ont également été discutées, tout comme l'élaboration d'un nouveau plan d'action sous la direction du coordinateur national engagé à cette fin au printemps dernier.
La Commission pontificale apprécie les efforts déployés par l'Église catholique en Belgique au cours de la dernière décennie dans sa lutte contre les abus sexuels dans les relations pastorales, en faisant particulièrement référence à la mise en œuvre des recommandations parlementaires de 2010-2011.
La Commission s'est félicitée de la coopération positive avec les autorités civiles et de la nomination d'une autorité indépendante pour le nouveau plan d'action. Les représentants de la Commission pontificale ont exprimé leur souhait de poursuivre le dialogue avec l'Église en Belgique concernant le suivi de ses recommandations et l’implémentation locale des directives universelles de la Commission. Ceci également dans le but de partager les bonnes pratiques issues du travail de l'Église en Belgique — notamment sur la base des expériences des victimes/survivants — avec d'autres Églises locales à travers le monde.
Dans son intervention, l'archevêque Luc Terlinden a fait référence à ce que le pape Léon XIV a récemment déclaré à tous les évêques du monde en matière de lutte contre les abus sexuels : "L’évêque doit faire preuve de fermeté et de détermination dans le traitement des situations susceptibles de provoquer un scandale et dans chaque cas d'abus, en particulier à l'égard des mineurs, et respecter pleinement la législation en vigueur." (pape Léon XIV aux évêques réunis à Rome le 25 juin dans le cadre de l'Année Sainte).
Mgr Terlinden : "Cette directive est on ne peut plus claire. Elle est limpide et constitue la ligne directrice de tous mes collègues évêques dans notre pays. Nous continuons sans relâche à œ uvrer à une politique de tolérance zéro, en collaboration avec les survivants, les autorités et les partenaires sociétaux."
Peter Haegeman SERVICE DE PRESSE ET D’INFORMATION DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE BELGIQUE