Paroisse de Leuze-en-Hainaut

UNITE PASTORALE DE LEUZE-EN-HAINAUT
Unité pastorale refondée
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Une Parole … Une Prière

12ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
PASSONS SUR L’AUTRE RIVE…  


« Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule. Le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Évangile de Jésus Christ selon Saint Marc 4, 35-41
Évangéliaire copte (bohaïrique), copié et peint par Michel, évêque de Damiette, 1180.
Parchemin (38, 5 x 27, 5 cm),
Bibliothèque nationale de France, Manuscrits, Copte 13 fol. 21v


Méditation du Pape François…

Angélus – Place St-Pierre, Rome – 20  juin 2021


Chers frères et sœurs, bonjour !
Dans la liturgie d’aujourd’hui, on raconte l’épisode de la tempête apaisée par Jésus (Mc 4, 35-41). La barque sur laquelle les disciples sont en train de traverser le lac est assaillie par le vent et par les vagues et ces derniers craignent de faire naufrage. Jésus est avec eux sur la barque, mais il est à l’arrière sur un oreiller et il dort. Les disciples, effrayés, crient vers lui: «Maître, nous sommes perdus; cela ne te fait rien?» (v. 38).
Et très souvent, nous aussi, assaillis par les épreuves de la vie, nous avons crié vers le Seigneur: “Pourquoi est-ce que tu restes silencieux et que tu ne fais rien pour moi?”. Surtout quand nous avons l’impression de couler, parce que l’amour ou le projet dans lequel nous avions placés de grands espoirs s’effondre; ou quand nous sommes à la merci des vagues insistantes de l’angoisse; ou quand nous nous sentons submergés par des problèmes ou perdus au milieu de la mer de la vie, sans route et sans port. Ou bien encore, dans les moments où nous manque la force pour avancer, parce que nous n’avons pas de travail ou qu’un diagnostic inattendu nous fait trembler pour notre santé ou pour celle d’une personne chère. Il y a de nombreux moments où nous nous sentons dans la tempête, ou  nous nous sentons presque finis.
Dans ces situations et dans tant d’autres, nous nous sentons nous aussi étouffés par la   peur et, comme les disciples, nous risquons de perdre de vue la chose la plus importante. Sur la barque, en effet, même s’il dort, il y a Jésus, et il partage avec les siens tout ce qui est en train de se passer. Si d’un côté son sommeil nous étonne, de l’autre, il nous met à l’épreuve. Le Seigneur est là, présent; en effet, il attend – pour ainsi dire – que ce soit nous qui l’impliquions, qui l’invoquions, qui le mettions au centre de ce que nous vivons. Son sommeil nous pousse à nous réveiller. Parce que, pour être des disciples de Jésus, il ne suffit pas de croire que Dieu est là, qu’il existe, mais il faut se mettre en jeu avec Lui, il faut aussi élever la voix avec Lui. Entendez bien cela: il faut crier vers Lui. La prière, bien souvent, est un cri: “Seigneur, sauve-moi!”. Je regardais l’émission “A sua immagine” (A son image), aujourd’hui, Journée du réfugié… tous ceux qui arrivent dans des embarcations et qui au moment de se noyer, crient: “Sauve-nous!”. Dans notre vie aussi, il se passe la même chose: “Seigneur, sauve-nous!”, et la prière devient un cri.
Aujourd’hui nous pouvons nous demander: quels sont les vents qui s’abattent sur ma vie, quelles sont les vagues qui entravent ma navigation et qui mettent en danger ma vie spirituelle, ma vie de famille, également ma vie psychique? Disons tout cela à Jésus, racontons-lui tout. Il le souhaite, il veut que nous nous accrochions à Lui pour trouver un abri contre les tempêtes de la vie. L’Evangile raconte que les disciples s’approchent de Jésus, le réveillent et lui parlent (cf. v. 38). C’est le commencement de notre foi: reconnaître que tout seuls nous ne sommes pas en mesure de rester à flot, que nous avons besoin de Jésus comme les marins des étoiles, pour trouver la route. La foi commence par le fait de croire que nous ne nous suffisons pas à nous-mêmes, par le fait de sentir que nous avons besoin de Dieu. Quand nous dépassons la tentation de nous renfermer en nous-mêmes, quand nous dépassons la fausse religiosité qui ne veut pas déranger Dieu, quand nous crions vers Lui, Il peut faire en nous des merveilles. C’est la force humble et extraordinaire de la prière, qui accomplit des miracles.
Jésus, prié par ses disciples, calme le vent et les vagues. Et il leur pose une question, qui nous concerne nous aussi: «Pourquoi êtes-vous si craintifs? N’avez-vous pas encore la foi?» (v. 40). Les disciples s’étaient fait prendre par la peur, parce qu’ils fixaient les vagues plutôt que regarder Jésus. Et la peur nous conduit à regarder les difficultés, les problèmes graves plutôt qu’ à regarder le Seigneur, qui dort souvent. Pour nous aussi il en est ainsi: combien de fois restons-nous à fixer les problèmes plutôt que d’aller vers le Seigneur et déverser en Lui nos soucis! Combien de fois laissons-nous le Seigneur dans un coin, au fond de la barque de la vie, pour le réveiller seulement au moment du besoin! Demandons aujourd’hui la grâce d’une foi qui ne se lasse pas de chercher le Seigneur, de frapper à la porte de son Cœur. Que la Vierge Marie, qui dans sa vie n’a jamais cessé de faire confiance à Dieu, réveille en nous le besoin vital de nous confier à Lui tous les jours.

: Vatican
 



22. Une autre réalité liée à la vie éternelle est le jugement de Dieu, tant à la fin de notre existence qu’à la fin des temps. L’art a souvent tenté de le représenter – pensons au chef-d’œuvre de Michel-Ange dans la chapelle Sixtine – en adoptant la conception théologique de l’époque et en transmettant un sentiment de crainte à celui qui regarde. S’il est juste de se préparer avec pleine conscience et sérieux au moment qui récapitule l’existence, il faut en même temps toujours le faire dans la dimension de l’espérance, une vertu théologale qui soutient la vie et permet de ne pas céder à la peur. Le jugement de Dieu, qui est amour (cf. 1 Jn 4, 8.16), ne pourra se fonder que sur l’amour, en particulier sur la manière dont nous l’aurons ou non pratiqué envers les plus nécessiteux en qui le Christ, le Juge en personne, est présent (cf. Mt 25, 31-46). Il s’agit donc d’un jugement différent de celui des hommes et des tribunaux terrestres. Il doit être compris comme un rapport de vérité avec Dieu-amour et avec soi-même dans le mystère insondable de la miséricorde divine. L’Écriture Sainte affirme à cet égard : « Par ton exemple tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain ; à tes fils tu as donné une belle espérance : après la faute tu accordes la conversion […] et [nous comptons] sur ta miséricorde lorsque nous somme jugés » ( Sg 12, 19.22). Comme l’écrivait Benoît XVI : « Au moment du Jugement, nous expérimentons et nous accueillons cette domination de son amour sur tout le mal dans le monde et en nous. La souffrance de l’amour devient notre salut et notre joie ». [17]
Le jugement concerne donc le salut que nous espérons et que Jésus nous a obtenu par sa mort et sa résurrection. Il est donc destiné à nous ouvrir à la rencontre ultime avec Lui. Et puisque, dans ce contexte, on ne peut pas penser que le mal commis reste caché, celui-ci a besoin d’être purifié pour permettre le passage définitif dans l’amour de Dieu. En ce sens, on comprend la nécessité de prier pour ceux qui ont achevé leur parcours terrestre, la solidarité dans l’intercession priante qui puise son efficacité dans la communion des saints, dans le lien commun qui nous unit dans le Christ, premier-né de la création. Ainsi, l’Indulgence jubilaire, en vertu de la prière, est destinée de manière spéciale à ceux qui nous ont précédés afin qu’ils obtiennent la pleine miséricorde.
23. L’indulgence, en effet, permet de découvrir à quel point la miséricorde de Dieu est illimitée. Ce n’est pas un hasard si, dans l’Antiquité, le terme « miséricorde » était interchangeable avec le terme « indulgence », précisément parce que celui-ci entend exprimer la plénitude du pardon de Dieu, qui ne connaît pas de limites.
Le Sacrement de Pénitence nous assure que Dieu pardonne nos péchés. Les paroles du psaume reviennent avec leur force de consolation : « Il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ;Il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse ; […] Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; […] Il n’agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses. Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ; aussi loin qu’est l’orient de l’occident, Il met loin de nous nos péchés » (Ps 103, 3-4.8.10-12). La Réconciliation sacramentelle n’est pas seulement une belle opportunité spirituelle, mais elle représente une étape décisive, essentielle et indispensable sur le chemin de foi de chaque personne. C’est là que nous permettons au Seigneur de détruire nos péchés, de guérir nos cœurs, de nous élever et de nous étreindre, de nous faire connaître son visage tendre et compatissant. En effet, il n’y a pas de meilleure façon de connaître Dieu que de se laisser réconcilier par Lui (cf. 2 Co 5, 20), en savourant son pardon. Ne renonçons donc pas à la Confession, mais redécouvrons la beauté du sacrement de la guérison et de la joie, la beauté du pardon des péchés !
Cependant, comme nous le savons par expérience personnelle, le péché “laisse des traces”, il entraîne des conséquences : non seulement externes dans la mesure où il s’agit des conséquences du mal commis, mais aussi internes, dans la mesure où « tout péché, même véniel, entraîne un attachement malsain aux créatures, qui a besoin de purification soit ici-bas, soit après la mort dans l’état qu’on appelle purgatoire ». [18] Il reste donc, dans notre humanité faible et attirée par le mal, des “effets résiduels du péché”. Ceux-ci sont éliminés par l’indulgence, toujours par la grâce du Christ, qui est, comme l’a écrit saint Paul VI, « notre “indulgence” ». [19] La Pénitencerie apostolique publiera les dispositions permettant d’obtenir et de rendre effective la pratique de l’Indulgence jubilaire.
Une telle expérience de pardon ne peut qu’ouvrir le cœur et l’esprit à pardonner. Pardonner ne change pas le passé et ne peut modifier ce qui s’est déjà passé. Mais le pardon permet de changer l’avenir et de vivre différemment, sans rancune, sans ressentiment et sans vengeance. L’avenir éclairé par le pardon permet de lire le passé avec des yeux différents, plus sereins, même s’ils sont encore embués de larmes.
Lors du dernier Jubilé extraordinaire, j’ai institué les Missionnaires de la Miséricorde qui continuent à remplir une mission importante. Qu’ils exercent aussi leur ministère au cours du prochain Jubilé, en redonnant de l’espérance et en pardonnant chaque fois qu’un pécheur s’adresse à eux avec un cœur ouvert et une âme repentante. Qu’ils continuent à être des instruments de réconciliation et qu’ils aident à regarder l’avenir avec l’espérance du cœur qui vient de la miséricorde du Père. Je souhaite que les évêques puissent profiter de leur précieux service, en particulier en les envoyant dans des lieux où l’espérance est mise à rude épreuve, comme les prisons, les hôpitaux et les lieux où la dignité de la personne est bafouée, dans les situations les plus démunies et les contextes de plus grande détresse, afin que personne ne soit privé de la possibilité d’accueillir le pardon et la consolation de Dieu. (A suivre)
Notes
[17] Lett. enc. Spe salvi, n. 47.
[18] Catéchisme de l’Église Catholique, n. 1472. [19] Lett. ap. Apostolorum limina, 23 mai 1974, II.

La Vidéo du Pape
Dans l’intention de prière de ce mois-ci, François nous invite à prier pour les personnes qui fuient leur pays : nos frères et sœurs qui sont contraints de fuir leur propre terre. La Vidéo du Pape, réalisée par son Réseau Mondial de Prière, nous aide à réfléchir sur les migrants : « Celui qui accueille un migrant accueille le Christ ». Nous ne pouvons pas, en tant que chrétiens, rester indifférents aux « murs érigés sur la terre, qui séparent les familles, et [aux] murs dans les cœurs ». « Un migrant doit être accompagné, aidé et intégré ». 🙏 Prions ensemble pour que les migrants qui fuient les guerres ou la faim et sont contraints à des voyages pleins de dangers et de violence, puissent trouver l’hospitalité ainsi que de nouvelles opportunités de vie dans les pays d’accueil.



« Prions pour que les migrants, qui fuient les guerres ou la faim et sont contraints à des voyages pleins de dangers et de violence, puissent trouver l’hospitalité ainsi que de nouvelles opportunités de vie dans les pays d’accueil ».



Méditation de notre Évêque, Mgr Guy Harpigny…
 
Qu’est-ce qu’un évêque diocésain ? (IV)

 
Depuis le début de son pontificat, et surtout depuis les conférences prononcées par le cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, sur la catéchèse, le pape saint Jean-Paul II propose la rédaction d’un nouveau Catéchisme. Le Synode des Évêques de 1985 se prononce également en faveur d’un Catéchisme. C’est chose faite en 1992. Catéchisme de l’Église catholique, Édition définitive (Texte typique en latin, 1997), 1998.
Le pape saint Jean-Paul II promulgue, le 11 octobre 1992, la Constitution apostolique Fidei depositum, qui présente le Catéchisme de l’Église catholique en 1992. Une version définitive en latin sort en 1997.
Le Catéchisme comprend une Première Partie : La profession de la foi, deuxième section, article 9 : Je crois à la Sainte Église catholique, qui situe les évêques au paragraphe 4, n° 874-896. Il s’agit d’une reprise de textes de Vatican II.
La Deuxième Partie : La célébration du mystère chrétien, deuxième section, chapitre troisième : Les sacrements du service de la communion, article 6, situe le sacrement de l’Ordre. Les évêques sont mentionnés aux n° 1555-1561. Ici encore, il s’agit d’une reprise de textes de Vatican II, avec référence au Pontifical Romain de l’Ordination de l’Évêque, des Prêtres et des Diacres, de 1990.
 
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Les Synodes des Évêques abordent, depuis la fin des années 1960, des thèmes importants de la mission de l’Église, considérée surtout à partir du point de vue pastoral. C’est ainsi qu’une assemblée synodale aborde la mission de l’Évêque.
Exhortation apostolique post-synodale Pastores Gregis du pape Jean-Paul II sur l’Évêque, serviteur de l’Évangile de Jésus Christ pour l’espérance du monde (16 octobre 2003)
Du 30 septembre au 27 octobre 2001, la Xe Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques a réfléchi, avec le Pape, sur la figure de l’Évêque. L’Exhortation, qui est publiée deux années plus tard, comprend 7 chapitres : Mystère et ministère de l’Évêque - La vie spirituelle de l’Évêque - Maître de la foi et héraut de la Parole - Ministre de la grâce du sacerdoce suprême - Le gouvernement pastoral de l’Évêque - Dans la communion des Églises - L’Évêque face aux défis actuels. Cette Exhortation rassemble la « doctrine » de Vatican II, les souhaits des Pères synodaux sur le ministère épiscopal immergé dans le service du Peuple de Dieu sur tous les continents, dont l’Europe et l’Amérique du Nord sont aux prises avec les conséquences de la sécularisation.
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Parmi les fruits du Synode de 2001, nous avons la publication d’un Directoire.
Directoire pour le ministère pastoral des évêques (2004)
La Congrégation pour les Évêques, dont le préfet à l’époque était le cardinal Giovanni Battista Re (né en 1934), publie un Directoire, qui se situe dans la longue tradition de textes pour aider les évêques dans l’exercice de leur ministère. Les premiers documents se situent au XVIe siècle. Le Directoire de 2004 a comme sources les constitutions, décrets et déclarations de Vatican II, le Code de Droit canonique de 1983 et Pastores Gregis (2003).
Il contient neuf chapitres : Identité et mission de l’Évêque dans le mystère du Christ et de l’Église - La sollicitude de l’Évêque pour l’Église universelle et la collaboration des Évêques entre eux - Spiritualité et la formation permanente de l’Évêque - Le ministère de l’Évêque dans l’Église particulière - Le « Munus docendi » de l’Évêque diocésain (Annonce de l’Évangile) - Le « Munus sanctificandi » de l’Évêque diocésain (Sanctification) - Le « Munus regendi » de l’Évêque diocésain (Gouvernement) - La paroisse, les vicaires forains et la visite pastorale, l’Évêque émérite - Un appendice précise ce qui est requis en cas de vacance du siège.
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Au terme de l’évocation des textes de référence depuis le Concile Vatican II, on peut, enfin, avoir des réponses à des questions concrètes. Combien y a-t-il d’évêques de l’Église catholique sur la planète terre ?
L’Annuaire Pontifical donne la réponse.
Annuario Pontificio per l’anno 2024
L’Annuaire Pontifical, publié chaque année, reprend les statistiques de l’année précédente (p. 1301-1302).
Au 31 décembre 2023, l’Église catholique comptait 5 189 évêques : 2625 évêques diocésains - 1074 évêques titulaires - 1490 évêques émérites.
Sont mis dans les évêques titulaires : les évêques auxiliaires, les évêques de la Curie romaine, les évêques qui dépendent de la section de la diplomatie de la Secrétairerie d’État et de bien d’autres institutions.
Et les cardinaux ?
Un cardinal est un membre du Sacré Collège : il est créé par le pape ; avant l’âge de 80 ans, il est membre de droit du conclave chargé d’élire le pape, lorsque le siège de Rome est vacant.
En 2023, le nombre de cardinaux était de 240.  
(À suivre)
 
+ Guy Harpigny, Evêque de Tournai
 
(Source : Église de Tournai, juin 2024)

LA DIGNITÉ HUMAINE,  
 
UNE DÉCLARATION DU DICASTÈRE  
 
DE LA DOCTRINE DE LA FOI
 
Le 80e anniversaire du débarquement des forces alliées en Normandie, le 6 juin 1944, est célébré par une trentaine de chefs d’Etats et de têtes couronnées, ainsi que par près de deux cents vétérans, dont beaucoup ont entre 99 et 107 ans. En raison de la situation internationale, la Russie n’a pas été invitée, mais bien l’Ukraine. Quand on connaît un peu l’histoire de la deuxième guerre mondiale, et le rôle immense joué par les armées soviétiques contre l’Allemagne nazie après l’invasion de l’Union Soviétique par les armées du troisième Reich en juin 1941, on
 
peut se poser beaucoup de questions.
 
La deuxième guerre mondiale a été de pair avec le grand élan de décolonisation de l’empire britannique, de l’empire français et, par après, des possessions portugaises en Afrique.
 
En même temps, grâce aux accords de Yalta en 1945, l’Allemagne est divisée en quatre zones d’occupation, l’Europe centrale va être gouvernée par le parti communiste inféodé à Moscou, et l’Union Soviétique entre en guerre contre le Japon. Celui-ci est déjà voué à s’avouer vaincu, depuis qu’il a attaqué la base navale américaine de Pearl Harbor en décembre 1941. Il faudra néanmoins utiliser des armes infiniment plus destructrices encore à Hiroshima et Nagasaki (6 et 9 août 1945) pour mettre fin à la guerre.
 
Sans entrer dans la réflexion sur la souveraineté des Etats, le devoir de défendre la patrie, le combat contre les idéologies totalitaires qui détruisent l’être humain fragile, d’une race « inférieure » ou d’une « tradition religieuse interdite », on est amené à chercher en quoi consiste, pour le moment, ce qu’on appelle la « dignité humaine ».
 
Ce terme est en effet galvaudé, depuis qu’il est utilisé pour encourager l’euthanasie : mourir dans la dignité !
 
Le pape François dit régulièrement que nous sommes entrés dans la troisième guerre mondiale. Celui qui cherche à comprendre les relations conflictuelles entre les peuples, les nations, les Etats sait qu’il est question d’économie, de ressources naturelles, de commerce, comme on apprend quand on est étudiant. Mais il y a bien plus ! En fait, tout le monde estime-t-il que tous les êtres humains sont « égaux », « dignes de respect », « à protéger en cas de difficulté » ?
 
L’Eglise catholique balaie devant sa porte depuis que des abus sur mineurs ont été révélés. Elle-même a eu un langage en contradiction avec ce qu’elle « enseigne ». Où était la « dignité des victimes » ? Un chemin nouveau est à prendre quand l’Eglise parle de la dignité humaine.
 
En 2019, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi décide d’initier la rédaction d’un texte soulignant le caractère incontournable du concept de dignité de la personne humaine au sein de l’anthropologie chrétienne, et en illustrant la portée ainsi que les implications positives au plan social, politique et économique, en tenant compte des derniers développements du thème dans la sphère académique et de ses compréhensions ambivalentes dans le contexte d’aujourd’hui. Un texte est élaboré ; il est jugé insatisfaisant le 8 octobre 2019.
 
Un nouveau texte est examiné le 6 février 2023. Une nouvelle version est approuvée le 23 mai 2023. Le pape François demande de mettre certains éléments en valeur, le 13 novembre 2023. Le pape pense à ce qui est dit dans l’encyclique Fratelli tutti (3 octobre 2020).
 
Le 28 février 2024, un nouveau texte, qui répond aux demandes du pape, est enfin approuvé. Le pape lui-même approuve le texte le 25 mars 2024, une Déclaration, et en ordonne la publication. Le préfet du Dicastère de la Doctrine de la Foi, le cardinal Victor Manuel Fernandez présente la Déclaration « Dignitas infinita » sur la dignité humaine, le même jour. On est en présence de vingt-quatre pages.
 
Je ne reprends que les titres. L’Introduction apporte une clarification fondamentale sur ce qui est « compris » dans l’expression « dignité humaine ». La première partie évoque la prise de conscience progressive du caractère central de la dignité humaine. La deuxième partie expose comment l’Eglise proclame, promeut et garantit la dignité humaine. La troisième partie montre comment la dignité est le fondement des droits et des devoirs de l’homme. La quatrième partie donne quelques violations graves de la dignité humaine : le drame de la pauvreté ; la guerre ; le travail des migrants ; la traite des personnes ; les abus sexuels ; les violences contre les femmes ; l’avortement ; la gestation pour autrui ; l’euthanasie et le suicide assisté ; la mise au rebut des personnes handicapées ; la théorie du genre ; le changement de sexe ; la violence numérique. La liste, dit la déclaration, n’est pas exhaustive.
 
Certains diront que certaines violations graves mentionnées dans le texte ne le sont pas quand on examine la législation de certains Etats (avortement, euthanasie, gestation pour autrui, théorie du genre, changement de sexe, par exemple). C’est justement face à cette première réaction possible, que je me permets de proposer de bien lire ce texte et d’essayer d’en comprendre le « raisonnement ». Les « théologiens » distinguent bien ce qui relève de l’anthropologie chrétienne, de la dogmatique, de la morale. La grande majorité n’a jamais suivi des cours de théologie. C’est une des raisons, selon moi, pour bien entrer dans le raisonnement du texte. Par après, ou en cours de lecture, des éléments qu’on ne soupçonnait pas peuvent nous aider à réfléchir et, qui sait, à évoluer dans notre manière de comprendre.
 
On peut trouver ce texte sur le site du Vatican. Bonne lecture !
 
+ Guy Harpigny,
Evêque de Tournai
  

Un mot du Curé…

LA BELLE INVITATION : PASSONS SUR L’AUTRE RIVE…
 
Parfois, on l’attend, cette invitation, quand on ne voit plus trop comment avancer, quand tous les chemins semblent mener nulle part, quand le brouillard est trop épais… Parfois, on la provoque quand on se dit que la seule façon d’avancer, c’est de tourner la page et de passer à autre chose… Aujourd’hui, elle nous est offerte, cette invitation, et pour nous, chrétiens, elle est parole de Dieu…
Même si nos calendriers se modifient, traditionnellement, avec fin juin, une année se termine : année scolaire, année académique, année pastorale… et arrive cette parole : Passons sur l’autre rive… Dans cette parole, espérance et avenir se conjuguent pour offrir un nouveau possible…
Il n’y a plus qu’à… passer… C’est la décision à prendre, tantôt après de nombreuses heures de réflexion, tantôt sur un coup de tête, tantôt encore emporté dans un mouvement qui semble nous échapper… Il n’y a plus qu’à y aller… Y aller ne veut pas dire recommencer le même… Passer sur l’autre rive, ce n’est pas retourner sur celle que l’on vient de quitter… Ce serait trop bête ! Avoir affronté les vents et les vagues, arriver à quelques encablures du rivage nouveau, et finalement faire demi-tour pour revenir au même… Oui ! Ce serait vraiment trop bête !
L’année écoulée, nous l’avons traversée, parfois comme il faut traverser une tempête, secoués, devant abandonner nos illusions de toute-puissance et d’invincibilité… Oui, nous sommes parfois jetés, désemparés, au fond de la barque, ayant perdu tout espoir de rejoindre le port…  
Et puis, il y a ces mots du Christ Jésus que la Liturgie nous transmet ce dimanche : « Pourquoi avoir peur ?... Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix ».  
La peur n’a jamais rien construit, et, à force de dénoncer les périls, de rappeler les limites, de souligner les faiblesses, à force de regarder en arrière quoi !, on en viendrait à ne plus rien oser… à ne plus rien espérer…
Mais n’allons pas confondre cette paix de Jésus, notre « passager », avec notre pâle et insipide tranquillité… car Jésus ne donne pas sa paix comme le monde la donne. La paix selon le monde est souvent une paix de compromis, une paix toute faite, une paix paresseuse… La paix de Jésus est une paix exigeante, une paix de
combat, une paix à faire et à bâtir, en nous et autour de nous…  La paix du Christ est un engagement dans l’histoire du Salut,
avec la force même de Dieu… Si nous disons « oui » à cette paix-là, si nous devenons, là où nous sommes, des artisans de cette paix-là, alors, avec le Christ, nous commanderons aux vents et à la mer, et il se fera un grand calme… et nous passerons sur l’autre rive en laissant la tempête derrière nous, sans doute pour en affronter une nouvelle, mais nous nous serons relevés, nous aurons repris le chemin de la vie, nous aurons été Vivants…
Alors, à chacun, si je peux me permettre un petit conseil : Jésus le Christ dort dans la barque de votre vie… N’hésitez pas de temps en temps à le réveiller par la prière, par la méditation de sa Parole, par la célébration de ses Sacrements… Et un souhait : « Que la paix du Seigneur soit vraiment et toujours avec vous ! »  Bon dimanche !

Chanoine Patrick Willocq
Intentions de prière pour la semaine

+ Avec tous les passagers de la barque-Église, souvent battue par des vagues hostiles... Nous crions vers toi, Seigneur !
+ Avec nos frères et sœurs submergés par les épreuves de la vie, la maladie ou le deuil… Nous crions vers toi, Seigneur !  
+ Avec celles et ceux qui ont peur de l'avenir… en particulier, les jeunes qui terminent leurs études… Nous crions vers toi, Seigneur !  
+ Avec les peuples qui passent par des temps de violence, d’injustice, de tyrannie… Nous crions vers toi, Seigneur !  
CONTACTS

M. le Chanoine Patrick Willocq, curé
Responsable de l’Unité pastorale
Curé de tous les clochers de l’entité de Leuze
Tour Saint-Pierre 15
7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
0479/62.66.20

M. le Diacre Jean-Marie Bourgeois
Pastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaire
Grand-Rue 56
7900 Leuze-en-Hainaut
0470/100 340

M. le Diacre Michel Hublet
Mise à jour du site internet
Avenue de la Croix-Rouge 44
7900 Leuze-en-Hainaut

Règlement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018


Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,
Curé - Adresse : voir plus haut
Délégué  à la protection des données :
Secrétaire général de la Conférence  épiscopale belge -
Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1,  1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -
Autorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -

Secrétariat décanal
Tour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00
En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen

Nous porterons dans notre prière ...

Baptêmes
- Le samedi 29 juin, à 14h30, en l’église de Tourpes, Margaux Streck, enfant de Alexandra Lourne et Gilles Streck ; Abel Daulmerie-Delacceur, enfant de Mégane Delacceur et Romain Daulmerie
- Le dimanche 30 juin, à 10h00, en l’église de Pipaix, Valentino Caufriez, enfant de E. Potenza et Nicolas Caufriez
- Le dimanche 14 juillet, à 10h00, en l’église de Leuze, César Holvoet, enfant de Emeline Lievens et Laurent Holvoet
- Le dimanche 14 juillet, à 14h30, en l’église de Leuze, Ivannah Cardon Van Hoof, enfant de Laura Van Hoof et Galvin Cardon
- Le samedi 27 juillet, à 14h30, en l’église de Pipaix, Coneer Segord, enfant de Kimberley Carette et Grégord Segord ; Sélène Wesel, enfant de Jennifer Schiettekatte et David Wesel ; Alessia Delcampe, enfant de Romina Delcampe et Constantin Gergely (+)
- Le dimanche 28 juillet, à 14h30, en l’église de Blicquy, Merlin Vanoutrive, enfant de Hyléna Vanderasieren et Simon Vanoutrive
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime !
Mariages
- Le samedi 22 juin, à 14h30, en l’église de Pipaix : Marie Callens et Cédric Hautrive
- Le samedi 06 juillet, à 13h30, en l’église de Pipaix : Vanessa Kasier et Ludovic Permanne
- Le vendredi 19 juillet, à 14h00, en l’église de Pipaix, Murielle Beloko et Steve Boumas
- Le samedi 20 juillet, à 11h30, en l’église de Leuze, Gwenaëlle Durieux et Vincent Osekowski
- Le samedi 20 juillet, à 14h00, en l’église de Pipaix, Ameline Bataille et Jason Legeaite
Que tous nos vœux de bonheur et notre prière accompagnent les nouveaux époux !
Funérailles
M. Raphaël Ottevaere demeurait à Thieulain. La célébration des Funérailles a eu lieu en l’église de Thieulain le 22 juin 2024.
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Évangile.
Dans notre Unité pastorale…



Pour les familles… les jeunes... les enfants







Pour retrouver les liens indiqués sur « Cap et récap’ » :
 
 
- Rome 2025 :
https://www.riseuptournai.be/rome-2025  
- Echo :
https://diocese-tournai.be/2024/05/16/une-journee-memorable-avec-le-mej-a-tournai/  
- Vidéo du mois :
https://www.youtube.com/watch?v=7RknkWOLRT0  
Pour s’abonner à « Cap et récap’ » :  
https://www.riseuptournai.be/newsletters  
 

Dans notre Diocèse de Tournai…

 

 
Après des semaines de grisaille, le soleil a décidé d’honorer de sa présence la Cathédrale de Tournai en ce vendredi 7 juin 2024, solennité du Sacré-Cœur de Jésus. C’est aussi le jour où s’est déroulée la traditionnelle journée de remerciement aux prêtres.
 
Mgr Harpigny tenait à exprimer sa gratitude à tous les prêtres du diocèse. En effet, ils ont tous répondu favorablement à l’appel de Dieu en s’engageant dans le sacerdoce. En acceptant leur vocation, ils sont entrés dans ce que Dieu a comme dessein pour l’humanité. Ils ont également reçu une solide formation de sept années avant de faire ce choix. Mgr rappelle néanmoins que chaque prêtre qui est envoyé en mission se retrouve, après son ordination, confronté à des réalités bien différentes de leurs années en tant que séminaristes. Face à ces nombreux défis, il encourage à accueillir la nouveauté comme un message de Dieu.


 
La posture du prêtre a aussi été abordée lors de l’homélie de Mgr. Quand on est prêtre, on se doit d’être optimiste car on ne peut pas pousser la communauté chrétienne à se dépasser en tirant ses collaborateurs vers le bas. Le discernement est aussi un point essentiel dans la mission qu’il exerce, quitte à se faire aider pour discerner en vérité sur ce que Dieu attend de lui. C’est un travail pas comme les autres où il faut trouver sa place tout en veillant à s’épanouir pleinement dans sa fonction.
La consécration a été l’occasion de mettre en avant les prêtres jubilaires qui ont fait ce choix, il y a des lustres ou des décennies. Ils se sont avancés à côté de l’évêque. Les voix ont alors résonné à l’unisson durant la prière eucharistique. Cela donnait l’impression que l’assemblée et les célébrants ne formaient plus qu’un pour confier l’offrande du pain et du vin.
La journée ne se finissait pas là car un repas était prévu afin de partager ensemble leur vocation et approfondir le sens d’un engagement de toute une vie.
Anaïs Marescaux
( : Diocèse de Tournai)
 
 
 

 
 
Installée depuis près de 50 ans à Lessines-Houraing, la communauté des Filles de la Charité de saint Vincent de Paul quitte notre diocèse pour rejoindre le Sanctuaire de Banneux.


Fondée au 17e siècle en France par saint Vincent de Paul et sainte Louise de Marillac pour servir « les plus pauvres parmi les pauvres », la congrégation des Filles de la Charité a fondé de nombreuses communautés en France mais aussi dans le reste de l’Europe, notamment en Belgique, en Grèce, aux Pays-Bas, en Suisse et en Turquie.
Après la fermeture de la communauté de Ghlin vers 2011, la communauté de Lessines était la dernière encore présente dans notre diocèse. Elle était installée à proximité du Sanctuaire de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse.
Au service des autres
La communauté a œuvré pendant des décennies pour le service à domicile. Les sœurs travaillaient de concert avec les pères Lazaristes et la conférence de Saint-Vincent de Paul pour l’aide aux plus démunis, par exemple par des visites à domicile. Avec l’aide de laïcs bénévoles, elles ont tenu pendant de nombreuses années le vestiaire de la conférence de Saint Vincent de Paul situé dans les locaux des pères Lazaristes. Elles étaient aussi une présence au Sanctuaire de la Médaille Miraculeuse, pour les pèlerins, les paroissiens ou les visiteurs.
Parmi les trois sœurs encore présentes sur le territoire, Sr Cécile Claeys est la doyenne : en mars dernier, elle a fêté ses 70 années de vie religieuse. Âgée de 92 ans, elle a passé 48 ans en Afrique avant de rejoindre la Belgique. Sr Christiane Vercauteren et Sr Sophie De Cocq ont toutes les deux été au service des autres, que ce soit dans les paroisses de Lessines ou dans le diocèse. Ainsi, Sr Christiane a notamment été responsable des visiteurs de malades de l’UP et sacristine à Houraing tandis que sa consœur a été active plusieurs années comme Animatrice en Pastorale dans l’UP, au service de la catéchèse, dans l’équipe d’accompagnement des Animateurs en Pastorale du diocèse tout en faisant partie de l’Équipe d’animation pastorale (EAP).
Le choc du départ
À l’annonce du départ de la communauté, la tristesse était vive à Lessines mais aussi dans les institutions où les sœurs travaillaient ou rendaient des services. Pour les remercier de leur présence et du travail accompli, les paroissiens se rassembleront pour une messe d’action de grâces le dimanche 23 juin à 15h au Sanctuaire de Lessines-Houraing. La célébration sera suivie du verre de l’amitié. À la fin du mois, les religieuses rejoindront la communauté déjà présente à Banneux.
Marie Lebailly
  : Diocèse de Tournai
 
 

 
 
 
 
La pastorale de la Santé et celle des Couples et familles s’associent pour vous transmettre le message du Pape et vous inviter à prendre part à une activité originale. Le service des Pèlerinages est aussi de la partie puisqu’il organise le pèlerinage qui sera offert aux gagnants du Concours Photo Intergénérationnel!
La Journée Mondiale des grands-parents et des personnes âgées tombe le 28 juillet, en plein milieu des grandes vacances, lorsque la plupart des forces pastorales sont en repos. C’est pourquoi le concours photo s’étend tout l’été, du 21 juin au 21 septembre 2024. En vous invitant à participer à ce concours, nous souhaitons partager un message fort de sens.
«Quand vous, grands-parents et petits-enfants, personnes âgées et jeunes, êtes ensemble, quand vous vous voyez et vous appelez souvent, quand vous prenez soin les uns des autres, votre amour est un souffle d’air pur qui rafraîchit le monde et la société et nous rend tous plus forts, au-delà des liens de parenté.» (Extrait du discours du Pape François : «La caresse et le sourire», rencontre avec les grands-parents, les personnes âgées et les petits-enfants (27 avril 2024)). Pour le concours, nous vous proposons d’illustrer la phrase ci-dessus par une photo.
Nous souhaitons que la Journée Mondiale des grands-parents et des personnes âgées soit un événement important dans la vie de nos communautés ecclésiales et qu’elle soit porteuse de sens. Le Saint Père nous invite à une plus grande attention aux personnes âgées, il voit cela comme une nécessité pour construire une société plus humaine et fraternelle.

 
Le thème de cette année, «Dans ma vieillesse, ne m’abandonne pas» (cf. Ps 71,9), rappelle la supplication sincère adressée au Seigneur de ne pas être laissé seul dans la vieillesse. Trop souvent, la solitude est une réalité amère pour les personnes âgées. Cependant, le Pape nous rappelle que Dieu n’abandonne jamais ses enfants, même lorsque leurs forces déclinent ou que la vie semble moins productive; en effet, dans la Bible, vieillir est une bénédiction. La solitude et l’exclusion des personnes âgées ne sont pas une fatalité mais le résultat de choix erronés qui ignorent la dignité infinie de chaque personne.
À l’occasion de cette journée mondiale, les communautés ecclésiales pourraient veiller à vivre «une journée sans solitude» entre le 21 juin et le 21 septembre, en rendant visite aux personnes âgées, en les impliquant, en écoutant leurs histoires et leurs témoignages de foi. Dans le kit pastoral téléchargeable en cliquant ici, vous trouverez des indications pastorales reprenant des intentions de prière, une bénédiction finale et des pistes concrètes pour la visite de personnes âgées isolées ainsi que la préparation d’une journée avec les personnes âgées et avec les jeunes.
Dans ce kit pastoral, vous trouverez également:
• Le message du Pape, imprimable en petit livret
• Une prière
• Le logo à utiliser pour vos articles dans les revues paroissiales, réseaux sociaux, etc.
• Des catéchèses sur la vieillesse, un document source pour nourrir la pastorale.
Le concours photo intergénérationnel est ouvert à toutes et tous, il a lieu du 21 juin au 21 septembre 2024. Nous vous invitons à participer et à transmettre autour de vous l’invitation à participer en cliquant ici ou envoyer votre photo à l’adresse familles@evechetournai.be.
Qui dit concours, dit prix! À gagner: une aventure d’une journée pour deux personnes lors d’un pèlerinage à Banneux le 9 avril 2025, organisé par le service des pèlerinages du diocèse de Tournai.
Marie Gralzinski
Pour la pastorale des Couples et familles,
en collaboration avec la pastorale de la Santé
 
 
 


Clarisse 25 ans et son amie Mariane 89 ans.
Leur amitié naît grâce à une visite des jeunes en maison de repos.
 
 
 
 
 


Fiona et sa grand-mère de 100 ans en voyage en camping-car. Leur histoire est racontée ici

 

 
 
Le 18 août 1944, au lieu-dit « Bois du Rognac », à Courcelles, 19 personnes étaient assassinées en représailles de l’assassinat par la Résistance du bourgmestre rexiste de Charleroi. Parmi les victimes se trouvait le curé-doyen de Charleroi, le chanoine Pierre Harmignie. Pour le 80e anniversaire de ce triste événement, des célébrations seront organisées à Courcelles et à Charleroi. Le dimanche 18 août, à Courcelles
• 11h : cérémonie d’hommage aux victimes au Monument avec un arrêt devant la maison des Martyrs (26, rue des Martyrs – Courcelles) où une minute de silence sera observée.
• 11h30 : célébration eucharistique dans le jardin de la Maison des Martyrs. Rencontre amicale. Possibilité de se recueillir dans la cave.
Le dimanche 25 août, à Charleroi
• 10h30 : célébration eucharistique à la Basilique Saint-Christophe. Hommage à Monsieur le Doyen Harmignie et à ses compagnons.
Plus de renseignements : achartier.gilly@gmail.com Invitation cordiale à tous !
 

( : Diocèse de Tournai)

 


)

« Un regard statistique sur les membres de la Vie consacrée dans le diocèse de Tournai peut conduire à des interprétations fort négatives. […] Bien souvent, elles constituent des communautés très réduites, entre deux et quatre personnes. Les communautés déménagent pour se regrouper ailleurs, ou résident en maison de repos. » Ce constat, fait par Mgr Harpigny lors de la rencontre annuelle avec les membres de la Vie consacrée dans le diocèse de Tournai en octobre 2023, reflète la réalité de bien des communautés. Cependant, s’attacher uniquement à ce point de vue ne peut conduire qu’à une fatalité fort négative et pessimiste. Comme concluait Mgr Harpigny dans son allocution, « […] il ne faut pas tomber dans le découragement ou les lamentations ». Les communautés évoluent et de nouveaux membres ou de nouvelles missions viennent diriger ce chemin consacré.
C’est la thématique de la nouvelle exposition 2024 du CHASHa, espace muséal à l’abbaye de Bonne-Espérance, portant sur le patrimoine des communautés religieuses en Hainaut. Partant de ce constat mais également du support que le CHASHa a pu apporter à diverses communautés dans le diocèse depuis sa création en 2013, l’enjeu est de mettre en lumière le travail d’inventaire, de tri, de réaffectation mais également de médiation et de transmission qui peut être fait autour de ce patrimoine mobilier.
Ce propos se déploie en trois sections dans l’exposition. Dans la première partie, l’objectif est de définir les communautés, à travers l’exploration du vocabulaire, des missions, des occupations ou des transferts. Différents exemples issus du diocèse abordent la question de la vocation et de la transmission.
Dans un deuxième temps, l’exposition s’attarde sur la définition du patrimoine des communautés, avec des pièces d’orfèvrerie, de sculpture, de peinture, des textiles ou encore du vitrail. Les archives et le cadre juridique de la gestion de ce patrimoine sont également évoqués.  
Enfin, la troisième partie présente la transmission de la mémoire des communautés, l’héritage tant historique, culturel et social que spirituel. Diverses communautés du diocèse ayant été en contact avec le CHASHa pour la gestion de leur patrimoine mobilier sont présentées dans cette exposition, telles que Bonne-Espérance, Mons, Jolimont ou encore Tournai.
Déborah Lo Mauro
( : Diocèse de Tournai)
 
EXPOSITION À DÉCOUVRIR DANS L’ESPACE MUSÉAL DU CHASHA
 
• Du 16 juin au 13 octobre 2024, le dimanche de 14h30 à 18h
• Sur réservation pour les groupes jusqu’au 30 mars 2025
• Visite guidée le dimanche à 15h de l’abbaye et de l’exposition
Abbaye Notre-Dame de Bonne-Espérance Rue Grégoire Jurion 21
7120 Vellereille-les-Brayeux info@chasha.be      +32 64 33 03 46

 

 





Dans l’Église de Belgique…


Lecture du soir… ou du matin…

* BIG BANG – L’OBSERVATOIRE DU VATICAN RÉUNIT 40 CHERCHEURS POUR DISCUTER DE
L’HÉRITAGE SCIENTIFIQUE DE GEORGES LEMAÎTRE
* LE PAPE REND HOMMAGE AU BELGE GEORGES LEMAÎTRE.

L’Art qui conduit à la Transcendance


* ARTS VISUELS :
CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE PARIS : LE PLATEAU LITURGIQUE


* LIVRES
MARINA VAN ZUYLEN, ÉLOGE DES VERTUS MINUSCULES



* MUSIQUE :
* MUSIQUE : LE BICENTENAIRE D’UNE NAISSANCE : ANTON BRUCKNER (V)












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