Aller au contenu

Paroisse de Leuze-en-Hainaut

Sauter le menu
UNITE PASTORALE DE LEUZE-EN-HAINAUT
Unité pastorale refondée
Sauter le menu
Une Parole … Une Prière

31ÈME DIMANCHE
SOLENNITE DE TOUS LES SAINTS
« … VEILLEZ DONC … »
« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri : ‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’ Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’ Les prévoyantes leur répondirent : ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’ Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’ Il leur répondit : ‘Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.’ Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure »

Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 25, 1– 13
Illustration : Les vierges folles et les vierges sages, manuscrit,
Codex Rossano, Ms EAB 644, 6e siècle, Musée Rossano, Rossano, Italie
L'évangéliaire de Rossano est un manuscrit enluminé sur parchemin pourpre en écriture grecque onciale (graphie particulière des alphabets latin et grec utilisée aux 3/7e, créée à partir de la majuscule et de l'ancienne cursive romaine) en or et argent. Ce manuscrit contient les évangiles de Matthieu et de Marc. Il est de type byzantin. Il fut trouvé dans la cathédrale Santa Maria Achiropita de Rossano au 19e.  
La représentation divise la scène en deux : après la fermeture de la porte les vierges folles et les vierges sages bien séparées. À gauche les vierges folles en robes sombres, leurs lampes éteintes les fioles d'huile sont vides. Pas de lumière de ce coté de la porte. L'une d'elle de noir habillée, frappe à la porte suppliant l'époux de lui ouvrir. De l'autre coté de la porte l'époux représenté comme Jésus, en maitre auréolé et la main levée symétrique de la main de la femme, dit à ces jeunes filles « amen je ne vous connais pas ». Sur la partie droite les vierges sages, toutes vêtues de robes blanches resplendissantes, portent haut des lampes allumées aux flammes vives et leurs fioles d'huile sont à demi pleines. Derrière elles sont figurés des arbres pleins de fruits, une rivière coule abondamment provenant de quatre sources correspondant aux quatre évangiles, la Parole: le jardin luxuriant est la maison de l'époux présenté comme le jardin d'Éden.

: Cetad)
Méditation du Pape Léon XIV

LÉON XIV
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 23 septembre 2026
Catéchèse. Les Documents du Concile Vatican II
IV. La Constitution Pastorale Gaudium et spes  
7. Le rapport entre la foi et la culture (GS, 53-62)
Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !
 
Le concile Vatican II ne pouvait oublier de parler de la question de la culture et de ses rapports avec la foi chrétienne. Il le fait dans le deuxième chapitre de la deuxième partie de la Constitution « Gaudium et spes » (GS).
L’Église catholique a toujours eu à cœur d’accompagner la prédication de l’Évangile par la création d’écoles de tout type, visant à favoriser la formation humaine, culturelle et spirituelle des hommes et des femmes sur les cinq continents. Les universités médiévales sont nées, comme nous le savons, du cœur de l’Église, contribuant de manière déterminante au développement de la civilisation occidentale. Parallèlement, le progrès de la culture et des connaissances soulève des interrogations toujours nouvelles et plus profondes, stimulant les croyants à rendre compte de leur foi (cf. 1 P 3, 15-17). Enfin, en tant qu’expressions de la dimension spirituelle de l’être humain, les différentes manifestations de la culture contribuent à ouvrir les esprits aux questions éternelles sur le sens du monde et de l’existence humaine, préparant ainsi à accueillir l’Évangile de Jésus-Christ.
La relation entre foi et culture trouve son fondement principal dans l’Incarnation : si le Verbe divin s’est fait chair et est venu habiter parmi nous (cf. Jn 1, 14), alors la foi est, elle aussi, une réalité incarnée, étroitement liée à la culture dans laquelle elle est immergée. Elle est également appelée à devenir culture, c’est-à-dire à rejoindre la personne dans son milieu de vie, fait de paroles humaines, de traditions, de sens religieux, d’art et de poésie, de pensée et de science. Comme aimait à le répéter saint Jean-Paul II : « Une foi qui ne devient pas culture est une foi qui n’est pas pleinement accueillie, pas entièrement pensée, pas fidèlement vécue ».
La foi peut s’incarner dans n’importe quelle culture, car elle ne s’identifie de manière spécifique à aucune d’entre elles. Elle les habite en les façonnant de l’intérieur selon la « forme » de Jésus-Christ, c’està-dire par la charité, le service et la reconnaissance filiale de la paternité de Dieu. Ainsi, l’Église saisit, dans les différentes cultures, ce qu’il y a de bon, de beau et de vrai, afin d’incarner et de transmettre le message de l’Évangile. En même temps, étant « envoyée à tous les peuples, de tous les temps et de tous les lieux, [elle] n’est liée de façon exclusive et indissoluble à aucune race ou nation, à aucun genre de vie particulier, à aucune coutume ancienne ou récente. Constamment fidèle à sa propre tradition, et tout à la fois consciente de l’universalité de sa mission, elle peut entrer en communion avec les diverses formes de civilisations ; d’où l’enrichissement qui en résulte pour elle-même et pour les différentes cultures » (GS, 58).
L’Église promeut la culture car elle constitue un bien en soi ; elle est un service rendu à l’être humain et à l’accomplissement de sa vocation sur terre. C’est pourquoi « Gaudium et spes » exhorte la communauté internationale à faire en sorte que chacun puisse accéder aux biens culturels fondamentaux, en surmontant l’analphabétisme et le manque d’instruction. Tous ceux qui sont capables d’accéder aux études supérieures — affirme courageusement le Concile — doivent être mis en condition de pouvoir le faire réellement. Par ailleurs, il est du « devoir de tous de reconnaître la participation spécifique et nécessaire des femmes à la vie culturelle et de la promouvoir » (GS, 60).
En outre, « Gaudium et spes » souligne la nécessité d’orienter l’éducation vers une certaine unité du savoir, bien que l’évolution des conditions de vie puisse la rendre plus difficile (cf. GS, 61). Les chrétiens sont les premiers à devoir s’employer à réaliser cette unité du savoir, en commençant par eux-mêmes. Bien qu’ils aient reçu, par la Révélation, des réponses aux grandes interrogations de l’existence, ils ne sont pas pour autant dispensés d’une patiente formation intellectuelle et culturelle ; Au contraire, leurs connaissances humaines et scientifiques doivent aller de pair avec les contenus de leur foi, qui devront être continuellement approfondis avec l’âge et selon le niveau de leurs études. Le Concile adresse un appel particulier aux théologiens : « Ceux qui s’appliquent aux sciences théologiques […] aimeront collaborer avec les hommes versés dans les autres sciences, en mettant en commun leurs énergies et leurs points de vue. La recherche théologique, en même temps qu’elle approfondit la vérité révélée, ne doit pas perdre contact avec son temps, afin de faciliter une meilleure connaissance de la foi aux hommes cultivés dans les différentes branches du savoir » (GS, 62).
Frères et sœurs, la Constitution « Gaudium et spes » nous recommande de ne pas vivre la foi dans un esprit d’opposition ou d’hostilité à l’égard du monde, de la culture et de ses expressions humaines ; elle nous exhorte, au contraire, en ces termes : « Que les croyants vivent donc en très étroite union avec les autres hommes de leur temps et qu’ils s’efforcent de comprendre à fond leurs façons de penser et de sentir, telles qu’elles s’expriment par la culture » (GS, 62). Parvenir à une synthèse mûre et responsable entre foi et culture est, en effet, une condition nécessaire à la persévérance dans la vocation chrétienne, mais aussi une exigence indispensable pour témoigner de la foi devant le monde et la communiquer aux autres de manière crédible.
 
Pape Léon XIV
( :Le Saint-Siège)
Copyright © Dicastère pour la Communication - Libreria Editrice Vaticana


Prier avec le Pape
PRIER AVEC LE PAPE
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - OCTOBRE 2026
« Pour le bon usage de la richesse »


Cliquez sur l'illustration pour avoir accès à la vidéo
(n’oubliez pas d’activer les sous-titres en français)



« Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

« Seigneur de la vie,  
tout ce que nous avons vient de Toi :  
la terre fertile, les talents reçus,  
les efforts de ceux qui nous ont précédés.
Rien ne nous appartient en propre, tout est don partagé.

Mais si souvent, Seigneur,  
la richesse désirée ou acquise durcit notre cœ ur,  
nous enferme dans l’égoïsme et nous fait oublier les plus fragiles.
Pardonne-nous d’accumuler au lieu de partager,  
d’utiliser les biens comme un pouvoir et non comme un service.
Tu nous rappelles que la véritable richesse ne réside pas dans ce que
nous gardons, mais dans ce que nous donnons avec amour.
Un cœ ur détaché transforme le monde :  
il ouvre des chemins de justice, abaisse les murs de l’indifférence,
sème l’espérance parmi les pauvres.

Nous te prions, Seigneur,  
que ton Esprit nous enseigne à utiliser ce que nous possédons  
— argent, temps, talents, opportunités —  
comme des instruments de fraternité.  
Que chaque décision économique, familiale ou communautaire  
naisse d’un cœ ur libre, capable de reconnaître  
que tout bien est commun  
et que c’est seulement en partageant que nous bâtissons l’avenir.

Fais de nous des témoins d’une richesse  
devenue service et miséricorde,  
pour que notre vie, unie à celle des autres,  
soit signe de ton Royaume de justice et de paix.
Amen. »


Beaucoup, dans l’Eglise mais pas uniquement, encouragent à lire la première Encyclique du Pape Léon XIV (voir aussi notre rubrique « Lecture du soir… Lecture du matin… »). C’est pourquoi nous allons la publier petit à petit dans notre Chronique. Bonne lecture !
Une économie qui valorise la dignité
157.          Le marché du travail est l’un des domaines où les risques liés aux nouvelles technologies apparaissent le plus clairement. C’est pourquoi il faut rappeler que la liberté économique n’est pas absolue. Elle doit toujours être mesurée à l’aune du bien commun et de la dignité de chaque personne. L’initiative entrepreneuriale peut être une véritable vocation, capable de générer de la richesse et d’améliorer la vie de tous, à condition que la création d’emplois dignes et de valeur soit considérée comme une partie essentielle de son service à la société et non comme une variable dépendant uniquement du profit. [158]
158.          Avec un esprit prophétique, le Pape François a mis en garde contre une liberté économique qui n’est proclamée qu’en paroles, alors que les conditions réelles empêchent beaucoup de personnes d’en bénéficier effectivement. [159] Les modèles économiques qui exaltent l’efficacité et la réussite individuelle ont tendance à considérer comme inutile ou peu rentable l’investissement dans les personnes issues de situations défavorisées ou dont le parcours de croissance est plus lent, comme si leur destin dépendait exclusivement de leur capacité à suivre le rythme des gagnants. En réalité, une société juste exige un État présent et des institutions civiles capables de dépasser la seule logique de l’efficacité, en orientant explicitement les ressources, la créativité et les normes en faveur des plus vulnérables. [160] Au lieu d’attendre les bénéfices d’une croissance qui éventuellement profitera aussi aux pauvres, il faut des choix qui rendent la croissance inclusive dès le départ. Les expériences des dernières décennies montrent que, lors des crises économiques et financières, ce sont toujours les pauvres qui paient le prix le plus élevé, tandis que les théories qui promettent un bien-être général automatique s’avèrent souvent illusoires. 159. Depuis plus de quatre-vingts ans, on constate la nécessité de dépasser les paramètres actuels de mesure du niveau de développement étroitement liés au concept de Produit Intérieur Brut (PIB). Presque systématiquement, le PIB néglige des aspects essentiels du bien-être global des personnes et de l’environnement.
Parallèlement, le PIB valorise des activités qui ont un impact, à court ou à long terme, sur la vie de notre planète. La mise au point de paramètres et d’indicateurs complémentaires au PIB est décisive pour améliorer les données de base utilisées pour effectuer des analyses, prendre des décisions politiques et économiques, et définir les priorités régionales, nationales et internationales. L’introduction de nouveaux paramètres permettra d’évaluer, avec une vision large et adaptée à notre époque, les effets des décisions législatives et réglementaires sur la dignité du travail, la prospérité partagée, la réduction des inégalités et la protection de l’environnement. Elle aura également une incidence sur le concept même de développement, sur les processus de formation, sur les mentalités et l’opinion publique, et aussi sur la paix qui n’est véritable que si elle repose sur la justice.
160.          La finance a pris une importance croissante ces dernières années et a connu une forte innovation également suite à l’introduction des cryptomonnaies. Les réflexions et les indications contenues dans le Magistère de mes Prédécesseurs, en particulier dans les Encycliques, ont mis en évidence que le fonctionnement de l’intermédiation financière « lorsqu’il est déconnecté des justes fondements anthropologiques et moraux, non seulement produit des abus et des injustices évidents, mais se révèle capable de créer des crises systémiques de portée mondiale ». [161] Il est tout aussi vrai que la rentabilité du capital risque de se substituer au revenu du travail, souvent relégué en marge des principaux intérêts du système économique. Pourtant, l’épargne qui se transforme en crédit pour l’économie réelle, et pour créer des emplois salariés ou indépendants, reste centrale pour le développement et pour les investissements qui doivent accompagner les transitions en cours. La fonction sociale du crédit reste irremplaçable. La finance pour la finance est bien différente de la finance pour le développement et pour la création et l’évolution du travail.
161.          Cette perspective doit s’inscrire dans une vision plus large des dynamiques mondiales. La richesse mondiale a augmenté en termes absolus, mais sa concentration entre quelques mains s’est accentuée et les déséquilibres se sont creusés, tant entre les pays qu’au sein d’un même pays : « Quelques-uns ont trop et trop de personnes ont trop peu, telle est la logique d’aujourd’hui ». [162] Les progrès scientifiques et technologiques, y compris dans le domaine médical, ne sont pas facilement accessibles à la grande majorité de la population, comme on l’a vu de manière dramatique lors de la récente pandémie de Covid-19. Alors que dans certaines régions, on investit dans des interventions superflues ou dans des rêves d’amélioration individuelle que peu de gens peuvent se permettre, dans d’autres parties du monde, il manque encore des équipements essentiels pour sauver des millions de vies humaines. Penser que les nouvelles technologies profiteront automatiquement à tous, c’est ignorer une évidence : si l’on ne gère pas les transformations en se fixant comme objectif prioritaire, dès la phase de conception, la prévention de nouvelles disparités supplémentaires, le progrès technologique engendrera automatiquement des inégalités structurelles. La justice passe aujourd’hui aussi par l’accès aux bienfaits de l’innovation : soins, connaissances, outils, opportunités.
162.          Il faut certes des lois justes et des instruments de redistribution qui corrigent les déséquilibres, notamment par le biais de systèmes fiscaux en allégeant la charge pesant sur les plus faibles et exigent davantage de ceux qui disposent de ressources plus importantes. Mais il ne faut pas considérer la recherche de la justice sociale comme une question distincte et postérieure à la production de richesse, comme si l’économie devait simplement créer de la valeur et la politique n’intervenir qu’ensuite pour la redistribuer. Au contraire, la justice concerne toutes les phases de l’activité économique, de la mobilisation des ressources au financement, de la production à la consommation, et chaque choix a des conséquences morales. [163]
163.          À plus forte raison, à l’ère de l’IA et de la robotique, il n’est plus possible de se fier uniquement à la “main invisible” du marché : [164] la politique a pour mission d’orienter les dynamiques économicotechnologiques vers le bien commun, en favorisant un travail décent, l’inclusion sociale et une égale répartition des bénéfices de l’innovation. Comme de nombreuses décisions économiques dépassent les frontières des États, une coopération internationale capable de définir des stratégies communes est également nécessaire, surtout en faveur des pays et des groupes les plus vulnérables, afin de promouvoir le développement et de dépasser l’assistanat. La logique qui inspire ces choix est celle de l’infinie dignité de chaque personne, du bien commun et d’un monde véritablement pensé pour tous. L’interdépendance entre paix et développement, comme l’écrivait prophétiquement en 1967 saint Paul VI, [165] pourrait ainsi être actualisée aujourd’hui : la prospérité ne peut contribuer à construire et à renforcer la paix que si elle est généralisée, inclusive et durable.
164.          Concrètement, orienter l’économie vers la dignité signifie adopter certains critères d’action stables, même à l’ère de l’IA. Tout d’abord, la transparence et la responsabilité : lorsque les données et les algorithmes influencent l’octroi de crédits, la sélection du personnel, l’accès aux services ou aux opportunités, il est nécessaire que les décisions soient compréhensibles, contestables et soumises à un contrôle, afin que la personne ne soit pas réduite à un simple profil. En second lieu, l’inclusion et l’accès : les bénéfices de l’innovation doivent s’accompagner d’investissements dans les compétences, les infrastructures et les services essentiels, afin que la technologie ne creuse pas davantage le fossé entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas. Enfin, des mesures d’équité : la fiscalité, la protection sociale et les politiques industrielles doivent corriger les déséquilibres créés par la concentration de la richesse et du pouvoir. Ces critères ne sont pas un frein à l’innovation : ils la rendent, en réalité, viable et humaine.
165.          La famille est un bien social primordial. Fondée sur l’union stable entre un homme et une femme, elle est le premier milieu dans lequel chacun développe ses potentialités, prend conscience de sa dignité et apprend les premières formes de vérité et de bonté, en intériorisant des habitudes qui préparent à la vie sociale. [166] Première société naturelle, dotée de droits originels, la famille est la cellule fondamentale et irremplaçable de toute organisation communautaire. [167] Par conséquent, lorsque les projets politiques et les grandes décisions économiques la relèguent à un rôle marginal ou secondaire, la croissance authentique de l’ensemble du corps social s’en trouve compromise. [168]
166.          La famille est toutefois un bien social fragile, qui subit de plein fouet les transformations économiques et technologiques qui bouleversent le monde du travail, et qui a besoin d’un soutien culturel, juridique et économique. L’impact dévastateur du chômage et de la précarité sur le tissu familial est bien connu. À court terme, il peut sembler avantageux de réduire le coût du travail ou de maximiser l’efficacité financière, mais à long terme, cela sape les fondements mêmes de la vie en société : tandis que l’on célèbre les succès technologiques, la structure sociale s’érode progressivement, comme sous l’effet d’un virus silencieux.
167.          Pour les jeunes, la précarité de l’emploi est particulièrement dramatique. Comme le rappellent les évêques des États-Unis d’Amérique, le travail n’est pas seulement source de revenus, mais un domaine déterminant où se forge l’identité, où se nouent des amitiés et des relations, où l’on apprend des responsabilités concrètes et où l’on discerne sa vocation. [169] Lorsque l’accès à l’emploi est entravé par des taux de chômage élevés, des systèmes de formation inadéquats ou des barrières structurelles, de nombreux jeunes voient leur cheminement vers l’épanouissement humain et professionnel bloqué. La nécessité de changer plusieurs fois d’emploi au cours de la vie exige des parcours de mise à jour et de requalification permanents, qui rendent les nouvelles générations capables d’assumer, avec compétence et autonomie, les risques d’un contexte économique changeant et souvent imprévisible. [170]
168.          Il en découle une responsabilité publique spécifique. L’État a le devoir de soutenir l’activité des entreprises en créant des conditions favorables à l’emploi, en favorisant le travail là où il fait défaut et en le défendant en temps de crise, car il est un bien essentiel pour les familles et pour la société. [171] En particulier en cette période de profondes transformations technologiques, une créativité politique en faveur du travail qui place la famille et les nouvelles générations au centre est requise, si nous ne voulons pas que les progrès économiques se traduisent par de nouvelles formes d’insécurité et d’exclusion. 169. Soutenir les familles et les jeunes dans cette transition nécessite des choix qui rendent la stabilité possible. Ainsi qu’indiqué plus haut, il faut des politiques de l’emploi qui favorisent la continuité et la qualité de ce dernier, en luttant contre la précarité comme condition normale de vie et en promouvant des parcours réalistes d’accès à l’emploi et d’évolution professionnelle. Deuxièmement, il faut des mesures qui garantissent des rythmes humains : sans équilibre entre travail, services et repos, la famille s’affaiblit et les jeunes ont du mal à développer leur sens de la responsabilité. De plus, il est essentiel d’investir dans une formation et une reconversion accessibles, afin que la mobilité professionnelle exigée par l’économie numérique ne devienne pas une sélection cruelle entre ceux qui peuvent se former et ceux qui ne le peuvent pas. Enfin, il faut soutenir les liens sociaux : des réseaux et des communautés éducatives qui accompagnent les choix de vie et empêchent que l’incertitude ne génère solitude et dépendances. Ainsi, la transformation technologique peut être traversée sans briser ce qui rend une société féconde : la capacité de construire l’avenir.
(A suivre)
LEON XIV
[158]  Cf. François, Lett. enc. Laudato si’ (24 mai 2015), n. 129 : AAS 107 (2015), p. 899.
[159]  Cf. ibid .
[160]  Cf. Id., Lett. enc. Fratelli tutti (3 octobre 2020), n. 108 : AAS 112 (2020), p. 1006. [161] Dicastère pour la Doctrine de la Foi – Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral, Oeconomicae et pecuniariae quaestiones. Considérations pour un discernement éthique sur certains aspects du système économique et financier actuel (6 janvier 2018), n. 6 : AAS 110 (2018), p. 772.
[162]  François, Salutation au personnel du Fonds International de Développement Agricole (IFAD) (14 février 2019) : AAS 111 (2019), p. 309. Cf. Benoît XVI, Lett. enc.
Caritas in veritate (29 juin 2009), n. 22 : AAS 101 (2009), p. 657.
[163]  Cf. ibid., n. 36 : AAS 101 (2009), pp. 671-672.
[164]  Cf. François, Exhort. apost. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 204 : AAS 105 (2013), pp. 1105-1106.
[165]  Cf. Saint Paul VI, Lett. enc. Populorum progressio (26 mars 1967), n. 87 : AAS 59 (1967), p. 299.
[166]  Cf. Saint Jean-Paul II, Lett. enc. Centesimus annus (1 er mai 1991), n. 39 : AAS 83 (1991), p. 841.
[167]  Cf. Conseil pontifical « Justice et Paix », Compendium de la Doctrine sociale de l’Église, n. 211.
[168]  Cf. Saint Jean-Paul II, Lettre Gratissimam sane (2 février 1994), n. 17 : AAS 86 (1994), pp. 903-906.
[169]  Cf. Conférence des évêques catholiques des États-Unis, Sons and Daughters of the Light. A Pastoral Plan for Ministry with Young Adults (12 novembre 1996), Washington D.C. 1996, I, 3.
[170]  Cf. Conseil pontifical « Justice et Paix », Compendium de la Doctrine sociale de l’Église, n. 290. [171] Cf. ibid., n. 214.
 
LEON XIV
 ( : Le Saint-Siège)
Parole de Mgr Frédéric Rossignol


 
Il y a une vingtaine d’années, comme jeune prêtre, j’ai eu l’occasion de passer trois mois aux États-Unis. Comme dans toute maison américaine qui se respecte, j’avais la TV dans ma chambre… Il y avait sur une chaine un pasteur évangélique qui attirait chaque jour des milliers de gens lors de temps de prière. Il était très charismatique. Il disait en substance : « Jésus t’aime, Jésus te protège, Jésus te guérit. C’est ta foi en Dieu qui peut transformer toute ta vie ! Il ne te suffit que d’une chose, laisse-toi toucher par le Christ, accepte de renoncer au mal, convertis-toi car Dieu seul peut te libérer de tout mal. »  Les deux premières fois que je l’ai entendu, je l’ai trouvé fascinant. Il avait un enthousiasme hors du commun et les gens étaient très réceptifs à ses enseignements. Et pour cause, ils avaient sincèrement le besoin de sentir le pouvoir libérateur du Seigneur. Mais la troisième fois que j’écoutai ce prédicateur, je compris qu’il manquait un élément central de la foi à sa prédication : l’appel à suivre le Christ jusqu’à la croix. Saint Paul dit en effet : « Je n'ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. » (1 Cor 2, 2).
Il m’arrive souvent d’entendre les gens dire : « Quand nous étions jeunes, on nous parlait toujours de la foi en termes de sacrifice. Aujourd’hui, fort heureusement, on nous parle avant tout de la joie d’être aimé par le Christ. » Certes, mettre l’accent d’abord sur le fait d’être aimé inconditionnellement par le Christ, c’est le point de départ, mais cet amour inconditionnel est indissociable du sacrifice du Christ. Il n’y a pas de christianisme sans la centralité de la Croix. Si nous suivons le Christ uniquement parce qu’il est libérateur, alors nous serons vite déçus de nous découvrir encore trop souvent enchainés à nos péchés. Ou alors, nous vivons dans le déni de nos incohérences. Saint Jean écrit : « Si nous disons : "Nous n'avons pas de péché", nous nous abusons, la vérité n'est pas en nous ». (1Jn 1,8) Si nous suivons le Christ uniquement parce qu’il est libérateur, nous serons tout aussi déçus en découvrant les croix de nos frères et sœurs. Nous aurons pour seul objectif de les en libérer, en leur proposant le Christ libérateur, et ils feront la même expérience que nous, ils seront déçus dans leurs attentes.
Mais nous dit le pape François, le chemin de la sainteté passe par l’accueil des Béatitudes, avec tout ce qu’elles ont de beau et de terrible à la fois. Au fond, si nous observons les béatitudes à distance, comme sujet de réflexion, de discussion, elles sont, de fait, imbuvables. Mais c’est quand nous en faisons l’expérience, que nous comprenons la profondeur et la pertinence des Béatitudes.  
Jésus, prenant la parole, les enseignait en disant : « Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux les affligés, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils posséderont la terre. Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi. Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c'est bien ainsi qu'on a persécuté les prophètes, vos devanciers. (Mt 5, 1-12)
Qui en effet n’a pas dans sa vie expérimenté la joie de se sentir pauvre et affligé, loin de toute suffisance, reconnaissant parce que d’autres et Dieu à travers eux, lui ont tendu la main ? Qui n’a pas vécu la joie de ne pas maitriser le cours des évènements, ouvert à la Providence ? Qui n’a pas fait l’expérience d’être considéré comme quelqu’un hors du coup, et de sourire en son for intérieur ? Qui ne s’est pas senti fier d’être du côté des pauvres et des opprimés, même sans avoir de solution clé sur porte à leur offrir ? Qui n’a pas senti qu’en étant rejeté, incompris, critiqué, il faisait la même expérience que celle que le Christ a vécu en venant sur terre, en annonçant le Royaume à venir ?  
Oui, nous faisons souvent cette expérience que ce qui semble absurde, dénué de sens, inutile, inconsidéré par les autres, a du sens, parce que nous recevons la grâce de rester fidèles à nos convictions, aux côtés de ceux qui souffrent l’injustice, et parce que nous sentons que Dieu reste à nos côtés. Nos chemins semés d’embuches sont le lieu même où nous pouvons nous sentir proches de nos frères et sœurs en humanité. Sans croix, il n’y a pas de compassion possible ! Certes, nous devons batailler pour trouver du sens à nos croix, les nôtres et celles de nos frères et sœurs, mais le Christ est mystérieusement à nos côtés et c’est le fait même de le savoir sur notre route qui nous rend (davantage) paisibles, confiants et mêmes heureux de vivre. En cette année jubilaire autour de saint François, demandons-lui de nous montrer le chemin vers la joie parfaite, celle des béatitudes.
Votre frère et pasteur,
+ Frédéric Rossignol



Un mot du Curé…




…par les récentes interventions de Sophie Adenot et je trouve enfin un petit moment pour témoigner de cette admiration envers cette astronaute française dont le témoignage au retour sur Terre a été rempli d’émotion mais a aussi suscité beaucoup d’émotion, tellement sa parole sonnait juste.
Sophie Adenot (44 ans) est l’astronaute française qui a amerri le jeudi 8 octobre dernier, en fin d'après-midi, dans l'océan Pacifique, au large de la Californie, après un éprouvant voyage retour de 27 heures. Avec la Française rentraient la commandante de bord Jessica Meir et le pilote Jack Hathaway, de la NASA, ainsi que le cosmonaute Andrey Fedyaev, de Roscosmos.
S. Adenot aura passé au total 235 jours dans l'espace à bord de l’ISS, battant le record du plus long séjour orbital en continu pour un astronaute européen.
Le samedi matin, encore très faible et soutenue par deux médecins, elle a tenu sa première déclaration publique lorsqu’elle est arrivée au centre de formation de l’Agence spatiale européenne (ESA), à Cologne.
Ses mots étaient remplis d’humanité et de vérité : elle rappelait cela que beaucoup semblent aujourd’hui avoir oublié, que l’être humain ne vit pleinement qu’en donnant un sens à sa vie et au monde en lequel il vit ; émue, elle dira « …L’espace est un lieu difficile une expérience très dure, mais des moments qui nous réunissaient… Je n’ai pas vu de frontières, de pays différents, j’ai vu que la Terre est un lieu précieux, sans divisions, sans frontières… une espèce humaine que nous partageons tous, un destin humain que nous partageons… (larmes) Excusez l’émotion… (avec un léger rire) C’est drôle de voir que mes larmes suivent la pesanteur maintenant, je n’ai plus l’habitude de cela (encouragements de la foule).
De ce magnifique hublot d’où j'ai contemplé la Terre, j’ai vu les aurores, les matins, les villes illuminées la nuit, j’ai vu les montagnes et les paysages... mais ce que je peux vous promettre, je n'ai pas vu de divisions de là-haut… J’ai vu une Terre unie et c’est le message…
Je suis allée dans l’espace, pleine de rêves ; il y avait toutes sortes de choses à faire, mais je suis revenue surtout pleine de gratitude : ce sens de l’unité entre des personnes qui ont décidé d’être unis.
Je voulais également dire que le fait d’être loin de la Terre, ça m’a fait ressentir à quel point il faut être conscient combien de choses merveilleuses on peut apprécier ici sur terre ; cette Terre nous apporte tant de choses.
On ne se rend pas toujours compte mais, pour ceux qui, parmi vous, ont des rêves, des ambitions, des rêves qui vous paraissent impossibles, dites-vous que les rêves les plus fous commencent par les pas les plus ordinaires, et ces premiers petits pas s’accumulent les uns aux autres ; chaque pas vous porte et vous rapproche de la réalisation de ces rêves…
Je vous remercie, toutes et tous, du soutien que vous m’avez apporté. »
(l'Intégralité de la vidéo )
Plus récemment, ce 2 novembre, l’astronaute était rentrée enfin dans son Pays ; elle était reçue sur RTL par Marc-Olivier Fogiel, et la même émotion ponctuait son message. Quand Fogiel lui demande : « On est là-haut, on regarde la Terre de si loin, de façon macro, quand on revient ici, dans l’actualité que l’on raconte tous les jours, cela se passe comment, cette espèce de décalage ? », S. Adenot répond : « Effectivement, pour moi, c’est encore un petit peu difficile d’en parler ; je pense que je n’ai pas complètement atterri dans ce sens-là… Quand on voit la Terre depuis là-haut, la Terre est magnifique ; on observe ces paysages à perte de vue, qui sont à l’échelle des continents, très beaux… les océans, magnifiques… les îles, même les systèmes de nuages autour… on observe l’atmosphère qui est toute fine, qui rend à la fois la Terre belle et précieuse, enveloppée de cette petite couche protectrice… et on revient ici, et il y a une espèce de dissonance cognitive où en fait, on a du mal à comprendre ce décalage entre l’immensité du beau et l’émerveillement que l’on voit là-haut et la réalité quotidienne qui est difficile pour beaucoup de Français et qui, du coup… oui… témoigne de souffrances… J’ai beaucoup d’empathie pour tout ce que je vois ici… J’ai les émotions à fleur de peau… (reprend avec émotion) de pas comprendre, quoi… qu’est-ce qui se passe… (elle pleure) Pardon… C’est pas que je comprends pas… c’est qu’il y a des souffrances, des gens en perte de repères… Pendant toute ma mission, j’ai essayé de communiquer sur… donner une petite lueur d’espoir… donner un petit quelque chose de positif, un petit brin de fraîcheur, et de voir qu’il y a toutes ces souffrances au final pour lesquelles j’ai beaucoup d’empathie… Moi, j’ai envie de donner aux jeunes cette possibilité de croire en l’avenir… » ( l'intégralité de l’interview ICI)
Voilà… Je vous laisse avec ces mots, ces images… Des mots, des images que tout le monde devrait entendre et voir, et surtout les jeunes… Quand Sophie Adenot dit : « Moi, j’ai envie de donner aux jeunes cette possibilité de croire en l’avenir », elle résume de merveilleuse façon ce que notre société doit réaliser, ce que j’ai essayé de réaliser durant toutes ces années au milieu des jeunes que j’enseignais, que j’enseigne… Merci, Madame !
Bon dimanche !
Chanoine Patrick Willocq
  
                                                               

Intentions de prière pour la semaine

+ Tu confies à ton Eglise, Seigneur, l’huile inépuisable de ta Parole et de tes Sacrements. Donne-lui des ouvriers pour la moisson, pour qu’ils continuent à annoncer ton Evangile de Salut. Nous t’en prions…
+ Tu confies à tous tes frères, Seigneur, l’huile de l’amour et du service.  Donne à ceux qui ont des responsabilités publiques de les exercer avec discernement et humilité. Nous t’en prions…
+ Tu confies à tous ceux qui cherchent, Seigneur, l’huile de l’espérance, de la confiance, de la patience. Donne aux jeunes, aux recommençants, aux convertis de progresser sur un chemin de vie. Nous t’en prions…
 
 
CONTACTS

M. le Chanoine Patrick Willocq, curé
Responsable de l’Unité pastorale
Curé de tous les clochers de l’entité de Leuze
Tour Saint-Pierre 15
7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
0479/62.66.20

M. le Diacre Jean-Marie Bourgeois
Pastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaire
Grand-Rue 56
7900 Leuze-en-Hainaut
0470/100 340

M. le Diacre Michel Hublet
Mise à jour du site internet
Avenue de la Croix-Rouge 44
7900 Leuze-en-Hainaut

Règlement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018


Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,
Curé - Adresse : voir plus haut
Délégué  à la protection des données :
Secrétaire général de la Conférence  épiscopale belge -
Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1,  1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -
Autorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -

Secrétariat décanal
Tour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00
En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen

Nous porterons dans notre prière ...
Baptêmes
-  Le samedi 07 novembre, à 14h30, en l’église de Leuze : Tizéo Genevrier, enfant de Cyrielle Van Snick et Brandon Genevrier.
 
-  Le dimanche 15 novembre, à 14h30, en l’église de Leuze : Mia Delavallée, enfant de Klaudia Mierzejewska et Mickaël Delavallée.
 
-  Le samedi 21 novembre, à 14h30, en l’église de Leuze : Gabriella De Peter, enfant de Nora Holans et Maxime De Peter.
 
-  Le dimanche 29 novembre, à 14h30, en l’église de Thieulain : Livia Denhaerinck, enfant de Valentine Bonizec et Lorenzo Denhaerinck.

Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.

Dans notre Unité pastorale…

Pour les familles… les jeunes… les enfants …


                 
   
: https://www.riseuptournai.be/d-tails-et-inscription/tous-freres  :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSePqtkDHeEpY5wNnn_yT87D8vjOaZphyHqJNKGb-
X_wi7q6_w/viewform    
: https://diocese-tournai.be/2026/10/06/une-parenthesepleine-de-douceur-et-damour-a-bonne-esperance/  
Vidéo du mois :  : https://www.youtube.com/watch?v=3ZVyQO24uz8  



Journée des acolytes - 19 octobre :
Camp MEJ du 26 au 30 octobre à Bonne-Espérance:
Echo de la journée du 3 octobre « LA JOIE DE L’AMOUR » :
Vidéo du mois – j’agrandis le cercle – chant MEJ:



Les JMJ de Séoul 2027 ont désormais un prix et un calendrier pour les jeunes francophones de Belgique : 2 850 €, du 26 juillet au 10 août. Les inscriptions ouvrent le 2 novembre.
 
 
Les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), grand rassemblement international des jeunes catholiques autour du pape, se tiendront à Séoul, en Corée du Sud, du 3 au 8 août 2027. Ce seront les deuxièmes JMJ organisées en Asie, après Manille en 1995. Le pape Léon XIV y participera. Pour les Belges francophones, le voyage est organisé par Church4You, qui coordonne les pastorales des jeunes des diocèses francophones.
 
Le thème est une parole de Jésus tirée de l’Evangile de Jean : “Prenez courage ! Moi, j’ai vaincu le monde” (Jn 16:33). Le 22 octobre, dans une vidéo, Léon XIV a invité les jeunes du monde entier à le rejoindre pour un pèlerinage “de foi, d’amitié et d’espérance”.
 
L’essentiel : JMJ Séoul 2027
 
JMJ de Séoul : du 3 au 8 août 2027
 
Journées dans les diocèses coréens : du 29 juillet au 2 août 2027
 
Voyage des belges avec Church4You : du 26 juillet au 10 août 2027
 
Prix : 2 850 €, tout compris, paiement étalé possible
 
Age : 18 à 35 ans
 
Inscriptions : à partir du lundi 2 novembre 2026
 
Places : 150 pour commencer, plafond provisoire
 
Avant Séoul : Welcome to Paradise ou immersion en diocèse, selon préférence
 
Formalités : passeport, pas de visa, K-ETA probablement requise en 2027
 
En Belgique : festival à Beauraing pendant les JMJ, de 16 à 35 ans
 
Lancement : dimanche 22 novembre 2026, Séminaire de Namur
 
Le programme des JMJ Séoul 2027, des diocèses coréens à la capitale
 
Les JMJ de Séoul se déroulent en deux temps. Du 29 juillet au 2 août 2027, les “journées dans les diocèses” répartissent les pèlerins dans les quinze diocèses de Corée du Sud, en paroisse et en famille d’accueil. Du 3 au 8 août, tout le monde converge vers Séoul pour la semaine des grandes célébrations. Pour cette semaine, 233 paroisses de l’archidiocèse de Séoul accueilleront les jeunes.
 
Le comité d’organisation a présenté les temps forts : une messe d’ouverture présidée par l’archevêque de Séoul, Mgr Peter Chung Soon-taick, la cérémonie d’accueil du pape, des catéchèses, un festival de la jeunesse, un chemin de croix, la veillée et la messe d’envoi. Tous les lieux ne sont pas encore arrêtés. Fin 2025, la presse coréenne citait le stade de la Coupe du monde de Séoul pour la messe d’ouverture du 3 août. Pour la veillée du 7 août et la messe finale du 8, elle évoquait le parc olympique ou les berges du fleuve Han, à Yeouido.
 
JMJ de Séoul 2027 : le programme des Belges
 
Les principales dates du programme du groupe belge francophone : 26 juillet 2027        Départ du groupe belge francophone
 
28  juillet – 2 août Festival Welcome to Paradise (première route)
 
29  juillet – 2 août Journées dans les diocèses (seconde route)
 
3 août                  Messe d’ouverture des JMJ à Séoul
 
3 – 8 août           Accueil du pape, catéchèses, festival et chemin  de croix
 
7  août                Veillée
 
8  août                Messe d’envoi
 
10 août               Retour en Belgique
 
Le voyage des Belges aux JMJ de Séoul : 2.850 euros, tout compris
 
Church4You propose aux jeunes francophones de 18 à 35 ans un voyage de groupe du 26 juillet au 10 août 2027. Le prix est fixé à 2.850 €, annoncé “tout compris” pour les deux semaines. Cet été, les organisateurs avançaient encore une fourchette de 2.500 à 3.000 €, qui dépendait surtout du prix des billets d’avion.
 
Le groupe part ensemble et reste ensemble. Il n’est pas possible de le rejoindre après le 26 juillet : pour une destination aussi lointaine, Church4You veut faire vivre les deux semaines complètes à tous les participants. Partir par ses propres moyens reste possible, mais il faut alors gérer seul l’inscription, les transports et le logement.
 
Une précision pour les plus jeunes : en Corée du Sud, la majorité est fixée à 19 ans. Les participants de 18 ans seront donc soumis aux règles qui s’appliquent aux mineurs, notamment pour l’alcool et le tabac. Pour réunir la somme, les pastorales des jeunes suggèrent de solliciter sa paroisse, d’organiser un repas, un concert ou une vente, ou de proposer de petits services.
 
S’inscrire aux JMJ Séoul 2027 : ouverture le 2 novembre
 
Les inscriptions au voyage de Church4You ouvrent le lundi 2 novembre 2026. Un premier versement valide l’inscription, et le solde peut être étalé ; le montant de ce premier versement n’a pas encore été communiqué. Church4You a fixé une première limite de 150 places. C’est un plafond provisoire, qui pourra être relevé si la demande le justifie.
 
Mieux vaut ne pas traîner. En août, les organisateurs comptaient entre 200 et 500 jeunes intéressés, et les inscriptions conditionnent la réservation des vols. A titre de comparaison, quelque 2.000 Belges avaient rejoint les JMJ de Lisbonne en 2023.
 
Les informations circulent principalement par une communauté WhatsApp, par les comptes JMJ Belgique sur Instagram et Facebook, et par le service des jeunes de chaque diocèse.
 
Attention, il ne faut pas confondre ce calendrier avec celui de l'organisation internationale. Le 22 octobre, le comité de Séoul a ouvert les inscriptions sur son site, pour les groupes et les pèlerins. Les participants du voyage belge, eux, passent par Church4You et suivent son calendrier.
 
Welcome to Paradise ou immersion en diocèse : deux routes avant Séoul
 
Avant la semaine à Séoul, le voyage belge propose deux formules. Chacun pourra exprimer une préférence, sans garantie qu’elle soit retenue pour tous. La première est le festival Welcome to Paradise Asia, organisé du 28 juillet au 2 août 2027 par les communautés du Chemin Neuf et de l’Emmanuel. La seconde, avec la délégation de la Conférence des évêques de France, mise sur l’immersion chez l’habitant.
 
Welcome to Paradise a l’allure d’un festival international : louange, messes, adoration, ateliers de formation, soirées et rencontres. Tout s’y vit en anglais, avec des traductions, notamment en français. La ville d’accueil doit encore être confirmée par les organisateurs.
 
La seconde route s’inscrit dans les journées dans les diocèses : logement en famille, vie des paroisses coréennes, échanges entre francophones. En septembre, lors de leur voyage de préparation, les responsables belges ont rencontré à Daegu les organisateurs de ces journées. Le récit de Benita Mutoni raconte ce qu’ils ont découvert de l’Eglise de Corée.
 
Passeport, K-ETA, chaleur : préparer son départ pour la Corée Selon le SPF Affaires étrangères, les Belges n’ont pas besoin de visa pour un séjour de moins de 90 jours en Corée du Sud ; le passeport suffit. Ils sont aussi dispensés de K-ETA, l’autorisation électronique de voyage coréenne, mais seulement jusqu’au 31 décembre 2026. Sauf prolongation, cette dispense ne couvrira pas l’été 2027 : il faudra sans doute demander une K-ETA avant le départ.
 
La demande de K-ETA se fait uniquement en ligne, sur le site officiel keta.go.kr, pour 10.000 wons, soit quelques euros. Mieux vaut éviter les sites intermédiaires, qui facturent beaucoup plus cher. Actuellement, une carte d’arrivée électronique est aussi obligatoire. Elle se remplit en ligne, au plus tôt trois jours avant le voyage. Les conseils aux voyageurs du SPF Affaires étrangères restent la référence à consulter avant le départ.
 
Août est l’un des mois les plus chauds et humides à Séoul, avec des températures souvent autour de 30 °C. Le décalage horaire est de sept heures en été. Enfin, si beaucoup de jeunes Coréens parlent anglais, ce n’est pas toujours le cas de leurs aînés. C’est à garder en tête pour les séjours en famille.
 
Rester en Belgique : un festival JMJ à Beauraing
 
Pour ceux qui ne partent pas, Church4You prépare un grand festival en Belgique pendant la semaine des JMJ, à Beauraing, dans la province de Namur. Il sera ouvert aux jeunes de 16 à 35 ans. Les dates précises, le programme et les modalités d’inscription doivent encore être annoncés. L’idée rappelle le Festival JMJ Belgium organisé à Maredsous en 2022 et en 2023.
 
Les jeunes néerlandophones partent avec Kamino, la pastorale des jeunes de Flandre, dont la route vers Séoul est ouverte dès 16 ans. Ses conditions et son calendrier sont distincts de ceux du voyage francophone.
 
Un premier rendez-vous le 22 novembre
 
Le dimanche 22 novembre 2026, fête du Christ-Roi, l’Eglise célèbre la Journée mondiale de la jeunesse dans les diocèses. Ce jour-là, le diocèse de Namur annonce une journée de lancement de la route vers Séoul au Séminaire de Namur, de 9h30 à 17h30. Elle est gratuite et ouverte aux jeunes de 16 à 35 ans.
 
Jean Lannoy
 
( : Cathobel)
 
Dans notre Diocèse de Tournai…

L’équipe de la pastorale des couples et des familles a rassemblé les différentes propositions de sessions de préparation au mariage organisées par les mouvements, les associations et les équipes de préparation au mariage.
 
Nous espérons que chaque couple de futurs mariés qui pousse la porte d’un secrétariat paroissial, qui rencontre un prêtre ou un diacre, sera informé de ces propositions et chaleureusement invité à participer à un week-end ou à une journée de préparation.
 
En effet, ces sessions sont des temps précieux qui viennent compléter les rencontres avec le prêtre ou le diacre qui célébrera le mariage. L’agenda propose un choix varié de rencontres pour nourrir et consolider la vie du couple, même lorsque les futurs mariés vivent ensemble depuis de nombreuses années, comme c’est de plus en plus souvent le cas parmi les couples qui demandent à se marier à l’Église.
 
Vous trouverez le document sur la page de la pastorale familiale.
 
Nous restons à votre disposition à l’adresse familles@evechetournai.be ou au +32 489 98 77 70.
 
Merci de prendre soin des couples et de les accompagner sur ce beau chemin vers le mariage !              
( : Diocèse de Tournai)

Après un report en mai dernier, l’Évêché de Tournai a ouvert ses portes aux directions et directions adjointes des collèges et instituts épiscopaux de l’enseignement secondaire. Cette rencontre a traditionnellement lieu deux fois par an entre les collèges et, ce jeudi 5 novembre, c’était au tour de l’Évêché de les accueillir.
Convivialité et retrouvailles ont rythmé les premières minutes de cette matinée. Chaque rencontre est l’occasion de découvrir un nouveau lieu. «Se rencontrer», c’était bien le mot d’ordre de la journée. Un mot repris par Samuel Bruyninckx, délégué épiscopal pour l’enseignement, pour la construction de cet événement. Les services de l’Évêché et les directions sont ainsi partis à la rencontre les uns des autres dans le but de créer des synergies et de mieux connaître les initiatives existantes.
Alors que le brouillard entoure les changements dans l’enseignement secondaire, cette matinée avait pour but de permettre aux participants de s’arrêter pour réfléchir, mais plus précisément ce jour-là de s’informer sur les différentes facettes de l’Église. Plusieurs services se sont joints à l’aventure: catéchuménat, communication, pèlerinages, pastorale des Jeunes (Rise Up Tournai), vicariat du développement humain intégral (DHI) ainsi que le Secrétariat diocésain du cours de religion catholique (SeDiCoR). L’Institut Supérieur de Théologie du Diocèse de Tournai (I.S.T.D.T.), qui forme les professeurs de religion, a également animé un atelier pour permettre d’échanger avec les directions. Une quarantaine de minutes étaient consacrées à la rencontre entre l’évêque de Tournai et les participants, pour faire connaissance.
Rencontre avec Mgr Rossignol
Les directions des collèges épiscopaux ont ainsi pu présenter leurs établissements à Mgr Rossignol, accompagné de Samuel Bruyninckx, délégué épiscopal, et du vicaire général Olivier Fröhlich. L’occasion pour l’évêque de découvrir la diversité des collèges à travers le Hainaut et l’enthousiasme des équipes de direction.
Beaucoup ont souligné l’importance d’une école centrée sur les élèves, la réelle volonté d’une attention à l’humain et au respect des différences. Exigence et bienveillance se conjuguent au service d’un projet éducatif.
Une bonne partie des échanges a tourné autour de la dimension chrétienne des écoles, avec des élèves –et des professeurs– qui sont en recherche de sens, et comment la dimension spirituelle peut les aider à grandir: ils ont évoqué les équipes de pastorale scolaire, les activités solidaires, les retraites spirituelles, les célébrations,…
Mais d’autres enjeux transparaissaient aussi dans la discussion. Comme les difficultés socio-économiques de nombreuses familles d’élèves, spécialement dans les régions défavorisées, ainsi que la question du bien-être et de la santé mentale au sein des établissements scolaires. La tête pleine, les membres des collèges et instituts épiscopaux ont pu repartir dans leurs écoles. Tout au long de la matinée, un profond attachement et une soif d’apprendre ont pu être ressentis par les membres des services. Une opportunité de nouer des liens et de susciter des partenariats pour les initiatives de demain…
Anaïs Marescaux
( : Diocèse de Tournai)


Dans l’Église de Belgique…
Évêque auxiliaire pour Bruxelles en 2006, le cardinal Jozef De Kesel, archevêque émérite de Malines-Bruxelles, a participé à la préparation et au déroulement de Bruxelles-Toussaint. Vingt ans après, il revient pour CathoBel sur l'esprit du congrès, sur ses fruits et sur la possibilité d'un nouvel événement de ce type aujourd'hui.
Cela fait déjà vingt ans que le Congrès d'évangélisation s'est tenu à Bruxelles. Je m'en rappelle encore très bien. C'était une initiative du cardinal Danneels, ensemble avec ses confrères cardinaux d'autres grandes villes européennes. Il avait installé autour de lui une équipe qui a travaillé merveilleusement sous la direction de Patrick du Bois.
J'étais à ce moment évêque auxiliaire du cardinal pour la ville de Bruxelles et donc aussi impliqué dans la préparation et le déroulement de ce grand événement. N'oublions pas la dimension européenne de l'initiative. Ce n'était pas uniquement une affaire belge. J'ai vécu cet événement aussi dans les autres villes.
Une Église "en sortie"
Le pape François parlait souvent d'une Église "en sortie". C'était exactement l'objectif de cette initiative. Déjà le Concile Vatican II avait insisté sur l'ouverture de l'Église au monde. Le danger de l'Église, c'est de vivre non pas dans le monde mais dans son monde. Un monde à part, séparé du monde réel. Un risque et en même temps une tentation. Car entretemps le monde s'était sécularisé de plus en plus. Avec le risque et le danger pour l'Église de devenir invisible.
Par cette initiative, l'Église voulait simplement se faire connaître, dire ce que nous vivons, ce que nous faisons, ce que nous croyons. Comme Jésus qui, en réponse aux disciples de Jean Baptiste lui demandant où il demeure, dit simplement : "Venez et voyez."
Ni conquête ni reconquête
Cela a été un événement de grande envergure. Pendant toute une semaine, il y avait un nombre vraiment impressionnant de célébrations, rencontres, débats, visites dans toute la ville, et tant d'initiatives, groupes et communautés qui voulaient se faire connaître. Vraiment l'embarras du choix !
Ce qui, pour moi, était le plus important, c'est l'esprit dans lequel tout se déroulait. Non pas un esprit de conquête ou de reconquête. Mais une Église qui veut être présente et pour qui les joies et les espérances, mais aussi les peines et les défis du monde sont aussi les siennes. Une Église au cœur du monde, au cœur de la ville. Une "Église citoyenne", comme en a parlé récemment à Bruxelles le cardinal Vesco, archevêque d'Alger.
Deux souvenirs gravés
Il y a deux événements dont je me rappelle encore très vivement. D'abord la rencontre avec les cardinaux à la basilique de Koekelberg. La basilique était pleine et les cardinaux débattaient et échangeaient sur la mission et l'avenir de l'Église. Madame Béatrice Delvaux modérait le débat. Je me rappelle encore le climat d'ouverture et d'espérance. C'était vraiment bien.
Et puis la célébration de clôture au parvis de la cathédrale de Bruxelles. Cela reste gravé dans ma mémoire. Il y avait une grande foule et l'envoi par le cardinal. C'était l'événement qui m'a le plus touché. C'est là que le cardinal a proposé deux fruits du congrès. D'une part, l'invitation à découvrir ou à redécouvrir le sens et l'importance de la prière, et particulièrement l'adoration ; de l'autre, l'invitation à prendre des initiatives pour répondre au problème de l'habitat social, d'où est né le projet Bethléem, qui reste toujours d'actualité. Deux choses qui portent encore des fruits aujourd'hui.
Mgr Michel Dubost, alors évêque d'Évry-Corbeil-Essonnes, Mgr Jozef De Kesel, alors évêque auxiliaire de Bruxelles, et le cardinal Daneels.  © Médias Catholiques / CathoBel
"Pourquoi pas ? Évidemment pas une copie"
Un pareil événement est-il encore envisageable aujourd'hui ? Pourquoi pas ? Évidemment pas une copie. Les temps ont évolué. N'oublions pas que les abus, sexuels et autres, ont gravement porté atteinte à la crédibilité de l'Église. Mais peut-être une raison de plus pour se faire connaître et dire ce que nous sommes, et ce que nous ne sommes pas et ne voulons pas être.
Cela me fait penser à un autre grand événement à Bruxelles : le Pèlerinage de confiance de Taizé, quelques années plus tard. Ce sont là deux événements qui peuvent nous inspirer encore toujours.
Cardinal Jozef De Kesel
( : Cathobel)
Cette contribution s'inscrit dans une série consacrée aux vingt ans de Bruxelles-Toussaint 2006. Relire le récit de ces neuf jours.

L'information a été communiquée ce jeudi 5 novembre, à midi, par la Salle de Presse du Saint-Siège : le pape Léon XIV a nommé nonce apostolique en Hongrie Mgr Franco Coppola, qui occupe ce poste en Belgique et au Luxembourg depuis fin 2021.
"Le Saint-Père a nommé nonce apostolique en Hongrie Son Excellence Révérendissime Mgr Franco Coppola, archevêque titulaire de Vinda, jusqu’à présent nonce apostolique en Belgique et au Luxembourg." C'est en ces termes que la Salle de Presse du Saint-Siège a annoncé la nouvelle ce jeudi 5 novembre, à 12h00 précises.
Mgr Franco Coppola avait été nommé nonce près le Royaume de Belgique et le Grand-Duché de Luxembourg le 15 novembre 2021 par la pape François, il y a donc bientôt quatre ans - la durée habituelle d'un mandat de nonciature. Il n'a pas encore été précisé à quel moment Mgr Coppola rejoindra Budapest pour entamer sa nouvelle mission.
Le rôle du nonce apostolique
Pour rappel, le nonce apostolique est le représentant du pape - son "ambassadeur" - auprès d’un Etat avec lequel le Saint-Siège entretient des relations diplomatiques, ou d’une institution internationale, telle l’Union européenne. Le nonce a également un rôle "interne" dans l’Eglise : lorsqu’un nouvel évêque doit être désigné pour un diocèse, c’est le nonce qui mène les consultations dans le pays où il est en poste, et qui, au terme de la procédure, transmet à Rome une liste de trois noms de prêtres "éligibles" à cette charge - la terna. La personne du nonce est également la "courroie de transmission" entre le SaintSiège et une Eglise locale.
Des processus de nomination inhabituellement longs
Arrivé en Belgique en janvier 2022, Mgr Franco Coppola a ainsi préparé la succession du cardinal Jozef De Kesel, archevêque émérite de Malines-Bruxelles, qui a présenté sa demander de renonciation à sa charge le 21 juin 2022 jour de ses 75 ans, comme le prévoit le Code de droit canonique. Un an et un jour plus tard, le 22 juin 2023, Mgr Coppola annonçait la nomination de Luc Terlinden comme archevêque. Cette même année 2023, deux autres évêques belges ont demandé à être relevé de leur charge, également pour raison d'âge : Mgr Pierre Warin, évêque de Namur, le 2 janvier, et Mgr Guy Harpigny, évêque de Tournai, le 13 avril. S'est ensuivi une longue période de consultation et d'attente, puisque ce n'est que le 6 octobre 2025, soit deux ans et demi plus tard, que leurs successeurs respectif ont été désignés - Mgr fabien Lejeusne pour la diocèse de Namur et Mgr Frédéric Rossignol pour celui de Tournai. Une durée inhabituellement longue, dans nos régions du moins, qui a suscité de nombreuses interrogations et quelques tensions autour de la mission de Mgr Coppola.
Une consultation synodale
Deux autres évêques belges sont arrivés au terme de leur épiscopat pendant la nonciature de Mgr Coppola : Mgr Lode Van Hecken évêque de Gand, qui a présenté sa renonciation le 16 mars 2025, et Mgr JeanPierre Delville, évêque de Liège, le 29 avril 2026. Mgr Coppola, qui a entamé les procédures de consultation en vue de la nomination de leurs successeurs, ne verra donc très probablement pas leur aboutissement. A noter que, dans le diocèse de Liège, le nonce a initié une large consultation des fidèles, à travers une tournée actuellement en cours dans les douze doyennés. Un type de consultation tout à fait inhabituelle qu'on peut qualifier de"synodale"
Mgr Franco Coppola a également joué un rôle clé dans l'organisation du voyage du pape François en Belgique, en septembre 2024. Dans un entretien exclusif donné à CathoBel, il avait notamment dévoilé le contexte de ce voyage (voir ICI). Un riche parcours diplomatique
Né le 31 mars 1957 à Maglie, en Italie, Mgr Coppola a été ordonné prêtre le 12 septembre 1981, et a été incardiné dans le diocèse d'Otrante. Docteur en droit canonique, il est entré dans le Service diplomatique du Saint-Siège le 1er juillet 1993. A partir de ce moment, Mgr Coppola a été successivement en poste dans les Missions diplomatiques du Saint-Siège au Liban, au Burundi, en Colombie, en Pologne et auprès de la Section pour les rapports avec les Etats de la Secrétairerie d'Etat, au Vatican.
Par la suite, l'archevêque a occupé le poste de nonce apostolique dans les pays suivants : au Burundi en 2009, en République centrafricaine et au Tchad en 2014, au Mexique en 2016 et enfin en Belgique et au Luxembourg à partir de janvier 2022. Mgr Coppola parle quatre langues : l'italien, le français, l'espagnol et l'anglais.
Christophe HERINCKX
( : Cathobel)


 
 
 
 
Quinze statuettes religieuses ont été découvertes le 12 janvier dans un champ de Soignies. Neuf mois plus tard, à la demande du parquet de Mons, la police fédérale publie leurs photos pour retrouver à qui elles appartiennent. Leur origine reste inconnue.
Un champ, chemin de Nivelles, à Soignies. C’est là que quinze statuettes religieuses ont été retrouvées le 12 janvier 2026. La police n’a rien dit, à ce stade, de la manière dont elles y sont arrivées ni du lieu d’où elles viennent.
Le 29 octobre, à la demande du parquet de Mons, la police fédérale a publié un avis de recherche dans la rubrique “Propriétaires recherchés”. Le même avis concerne deux GSM retrouvés le 11 août dans un garage à Écaussinnes. Rien n’indique que les deux découvertes soient liées.
Deux saint Antoine et une majorité de Vierges
Les photos publiées montrent les statuettes une à une. La police n’identifie aucune figure. Une lecture attentive permet toutefois d’en reconnaître plusieurs. Deux d’entre elles semblent représenter saint Antoine de Padoue : un religieux en habit, l’Enfant Jésus dans les bras. La plupart des autres paraissent mariales. On distingue deux Vierges à l’Enfant, des Vierges en prière, mains jointes, et plusieurs Vierges aux bras ouverts vers le bas. Une figure du Christ vient compléter le lot. Les photos ne permettent de connaître ni la matière, ni la taille, ni l’âge de ces objets. Certaines statuettes paraissent usées, d’autres dorées.
Rien ne dit qu’elles proviennent toutes du même endroit.
Une plainte pour récupérer une statuette
L’avis ne parle pas explicitement de vol, mais son vocabulaire est celui d’un préjudice : pour obtenir la restitution d’une statuette, les “victimes” devront présenter une attestation de dépôt de plainte et/ou un numéro de procès-verbal, et si possible une photo de l’objet disparu.
Concrètement, une paroisse ou un particulier qui reconnaîtrait une statuette doit pouvoir montrer qu’il a signalé sa disparition à la police.
Des disparitions qui passent inaperçues
Ce délai entre la disparition et sa constatation n’a rien d’exceptionnel. En mars dernier, le Centre interdiocésain du patrimoine et des arts religieux (CIPAR) rappelait que certains fabriciens ne remarquent la disparition d’un chandelier ou d’une petite statue qu’après des mois, voire des années. Le CIPAR conseille, en cas de vol, de porter plainte à la police locale avec la fiche d’inventaire et des photos, puis de prévenir le service patrimoine du diocèse. Il tient aussi une liste publique des objets volés dans les églises de Wallonie.
Rien ne relie à ce jour les statuettes de Soignies à une église en particulier. Les fabriques d’église et les paroisses de la région ont désormais des photos pour vérifier leurs inventaires.
Parmi les figures retrouvées, deux saint Antoine de Padoue, celui que la dévotion populaire invoque pour retrouver les objets perdus.
Vous  reconnaissez une statuette ?
 
Découverte : 12 janvier 2026, dans un champ,  chemin de Nivelles, à Soignies
 
Avis de recherche : 29 octobre 2026, à la demande du  parquet de Mons
 
Pour une restitution : attestation de dépôt de plainte et/ou  numéro de procès-verbal, si possible une photo de l’objet
 
Contact : formulaire en ligne sur la page de  l’avis (sélectionner la photo concernée), ou numéro gratuit 0800 30 300
 
Depuis l’étranger : +32 2 554 44 88
   
Jean Lannoy
( : Cathobel)

 
 
 
 

 
Lecture du soir… ou du matin…


* IMPÉRIALE HYPOCRISIE DEVANT LA DÉTRESSE DE LA JEUNESSE
* SÉLECTION OU VOCATION ?
* L’UNESCO, 80 ANS AU SERVICE DE LA CULTURE
L’Art qui conduit à la Transcendance


* ARTS VISUELS :
MAURICE DENIS, LES PROCESSIONS DES BÉATITUDES (2)

* LIVRES :
ALESSANDRO BARBERO, LES SEPT VIES DE SAINT FRANÇOIS D’ASSISE
PENSER LA LITURGIE, SES ESPACES ET L’EGLISE : DEUX OUVRAGES À  DÉCOUVRIR


* MUSIQUE :
+ JEAN-SÉBASTIEN BACH : LA CANTATE BWV 100
+ PETIT ABÉCÉDAIRE DE LA MUSIQUE SACRÉE
LETTRE D – UN INSTRUMENT : LE DUDUK


Retourner au contenu