Une Parole … Une Prière
2ÈME DIMANCHE DE PÂQUES « DE LA DIVINE MISÉRICORDE » 
« LA PAIX SOIT AVEC VOUS… »

« C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. »
Évangile de Jésus Christ selon Saint saint Jean 20, 19-31
Illustration : Andrea del Verrocchio (1435-1488), Incrédulité de saint Thomas,
Bronze, à l’entrée de l’exposition Léonard au Louvre, Florence, Chiesa di Ognissanti
Photo : Didier Rykner)
Méditation du Pape Léon XIV
PAPE LÉON XIV 
Audience générale - Catéchèses
Place St-Pierre, Rome – 01 avril 2026

LE CONCILE VATICAN II À TRAVERS SES DOCUMENTS (X)
II. LA CONSTITUTION DOGMATIQUE LUMEN GENTIUM
6. PIERRES VIVANTES DANS L’ÉGLISE ET TÉMOINS DANS LE MONDE :
LES LAÏCS AU SEIN DU PEUPLE DE DIEU
Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !
Nous poursuivons notre réflexion sur
l’Église selon la présentation de la Constitution conciliaire Lumen gentium (LG). Aujourd’hui, nous
abordons le quatrième chapitre, qui traite des laïcs. Nous nous souvenons tous
de ce que le pape François aimait répéter : «Les laïcs sont simplement
l’immense majorité du peuple de Dieu. À leur service, il y a une minorité : les
ministres ordonnés » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, 102).
Cette section du document s’attache à
expliquer positivement la nature et la mission des laïcs, après des siècles
durant lesquels ceux-ci avaient été définis simplement comme ceux qui ne font
pas partie des clercs ou des consacrés. C’est pourquoi je me plais à relire
avec vous un très beau passage, qui exprime la grandeur de la condition
chrétienne : « Il n’y a donc qu’un seul peuple de Dieu, choisi par lui : “un
seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême” (Ep 4, 5) ; commune est la
dignité des membres par leur régénération en Christ, commune la grâce de
l’adoption filiale, commune la vocation à la perfection ; il n’y a qu’un seul
salut, une seule espérance et une charité sans divisions » (LG, 32). Avant
toute différence de ministère ou d’état de vie, le Concile affirme l’égalité de
tous les baptisés. La Constitution ne veut pas que l’on oublie ce qu’elle avait
déjà affirmé dans le chapitre sur le peuple de Dieu, à savoir que la condition
du peuple messianique est la dignité et la liberté des enfants de Dieu (cf. LG,
9).
Bien sûr, plus le don est grand, plus
l’engagement l’est aussi. C’est pourquoi le Concile, outre la dignité, met
également l’accent sur la mission des laïcs dans l’Église et dans le monde.
Mais sur quoi repose cette mission et en quoi consiste-t-elle ? C’est ce que
nous révèle la description même des laïcs que le Concile nous propose : « On
entend par laïcs tous les fidèles chrétiens […] qui, étant incorporés au Christ
par le baptême, intégrés au Peuple de Dieu, et participants à leur manière de
la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ, exercent pour leur
part, dans l’Église et dans le monde, la mission qui est celle de tout le
peuple chrétien.» (LG, 31).
Le peuple saint de Dieu n’est donc
jamais une masse informe, mais le corps du Christ ou, comme le disait Saint
Augustin, le Christus totus : c’est la communauté structurée de manière
organique, en vertu de la relation féconde entre les deux formes de participation
au sacerdoce du Christ : le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce
ministériel (cf. LG, 10). En vertu du Baptême, les fidèles laïcs participent au
même sacerdoce du Christ. En effet, « Jésus Christ, prêtre suprême et éternel
veut poursuivre également, à travers les laïcs, son témoignage et son service,
c’est pourquoi il les vivifie de son Esprit, et les pousse inlassablement à
réaliser tout bien et toute perfection » (LG, 34).
Comment ne pas évoquer, à ce propos,
saint Jean-Paul II et son Exhortation apostolique Christifideles
laici (30 décembre 1988). Il y
soulignait que « fort de son inestimable patrimoine doctrinal, spirituel et
pastoral, le Concile a écrit des pages vraiment merveilleuses sur la nature, la
dignité, la spiritualité, la mission, la responsabilité des fidèles laïcs. Et
les Pères conciliaires, en écho à l'appel du Christ, ont appelé tous les
fidèles laïcs, hommes et femmes, à travailler à sa vigne » (n° 2). C’est ainsi
que mon vénéré prédécesseur relançait l’apostolat des laïcs, auquel le Concile
avait consacré un document spécifique, dont nous parlerons plus loin (Cf. Conc.
Ecum. Vat. II, Decr. Apostolicam actuositatem (18 novembre 1965)).
Le vaste champ de l’apostolat des laïcs
ne se limite pas à l’espace de l’Église, mais s’étend au monde. L’Église, en
effet, est présente partout où ses enfants professent et témoignent de
l’Évangile : sur les lieux de travail, dans la société civile et dans toutes
les relations humaines, là où, par leurs choix, ils montrent la beauté de la
vie chrétienne, qui anticipe ici et maintenant la justice et la paix qui seront
pleines dans le Royaume de Dieu. Le monde a besoin « d’être imprégné de
l’Esprit du Christ pour d’atteindre plus efficacement sa fin dans la justice,
la charité et la paix » (LG, 36). Et cela n’est possible qu’avec la
contribution, le service et le témoignage des laïcs !
C’est l’invitation à être cette Église
“en sortie” dont nous a parlé le pape François : une Église incarnée dans
l’histoire, toujours ouverte à la mission, dans laquelle nous sommes tous
appelés à être des disciplesmissionnaires, apôtres de l’Évangile, témoins du
Royaume de Dieu, porteurs de la joie du Christ que nous avons rencontré !
Frères et sœurs, que la Pâques que nous
nous apprêtons à célébrer renouvelle en nous la grâce d’être, comme Marie de
Magdala, comme Pierre et Jean, des témoins du Ressuscité !
Pape Léon XIV
Prier avec le Pape
PRIER AVEC LE PAPE
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - AVRIL 2026
« Pour les prêtres en crise »
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Seigneur Jésus,
Bon Pasteur et compagnon de route,
aujourd’hui nous te confions tous les prêtres,
en particulier ceux qui traversent des moments de crise,
quand la solitude devient lourde,
quand les doutes obscurcissent leur cœ ur
et que la fatigue semble plus forte que l’espérance.
Toi qui connais leurs luttes et leurs blessures,
renouvelle en eux la certitude de ton amour inconditionnel.
Fais-leur sentir qu’ils ne sont ni des fonctionnaires
ni des héros solitaires,
mais des fils bien-aimés, des disciples humbles et précieux,
et des pasteurs soutenus par la prière de ton peuple.
Père bon,
apprends-nous, en tant que communauté,
à prendre soin de nos prêtres :
à les écouter sans juger,
à remercier sans exiger la perfection,
à partager avec eux la mission baptismale
d’annoncer le Royaume par des gestes et des paroles,
et à les accompagner avec proximité et prière sincère.
Que nous sachions soutenir
ceux qui nous soutiennent si souvent.
Esprit Saint,
ravive en nos prêtres la joie de l’Évangile.
Accorde-leur des amitiés saines, un soutien fraternel,
le sens de l’humour
quand les choses ne se passent pas comme prévu,
et la grâce de redécouvrir toujours
la beauté de leur vocation.
Qu’ils ne perdent jamais confiance en Toi,
ni la joie de servir ton Église
avec un cœ ur humble et généreux.
Amen.

Parole de Mgr Frédéric Rossignol


Saint Paul n’est pas le plus diplomate des apôtres, mais il a l’avantage d’être clair. Une foi vaine, c’est une foi qui est vide, creuse, qui ne sert à rien. Les mots sont forts, la corrélation entre foi et résurrection l’est également. Au dire des sondages, un nombre impressionnant de chrétiens ne croient pas en la résurrection. Et même si beaucoup y croient, cette croyance risque souvent d’être spéculative et de n’engager à rien de concret. La foi en la résurrection est-elle de l’ordre d’une conversation de café ou est-elle un élément essentiel de notre expérience de chrétien ? Le paradoxe de notre société, c’est qu’une partie significative des chrétiens ne croient pas en la résurrection et une partie significative des non-chrétiens pratiquent la divination (la recherche d’un contact avec les morts). Si nous prenons au sérieux les paroles de saint Paul, il nous faut d’une part comprendre pourquoi la Résurrection est un élément central de la foi et d’autre part vivre notre vie en fonction de ce mystère.
Partons d’abord de l’expérience du Christ. La foi nous dit que le Christ est Dieu qui s’est fait homme. C’est un mystère. Comment Dieu peut-il se faire homme ? Que l’homme puisse devenir un dieu, on peut le comprendre. Que Dieu qui est l’Invisible, Celui qui est avant tous les temps, puisse se faire homme, c’est du même ordre que le mystère de la Résurrection. Intellectuellement, c’est a priori inconcevable, a posteriori parfaitement cohérent. Les mystères de la foi s’adressent d’abord à notre coeur, à notre expérience, avant de trouver leur cohérence d’un point de vue intellectuel. Or, que nous dit l’incarnation du Christ, si ce n’est la proximité de Dieu avec nous ? Dans nos vies, nous croyons ce que nous disent les gens, non pas fondamentalement parce que nous avons la preuve de ce qu’ils avancent, mais à partir de la confiance que nous mettons en eux. Le Christ s’est rendu proche des hommes en vivant parmi eux. Ce qui caractérise sa personne, c’est justement cette proximité, cette compassion qu’Il a envers tout homme qu’il rencontre. (A suivre)
Votre frère et pasteur,
+ Frédéric Rossignol

Un mot du Curé…

« Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. »
LES BEAUX JOURS REVIENNENT…
LES FLÂNEURS ET LES TOURISTES AUSSI…
Nos églises ne sont pas abandonnées… Chaque jour, des personnes entrent dans nos églises ouvertes… Je le constate car chaque soir je
vois que des cierges brûlent… je vois que les feuillets avec les lectures du Dimanche ou notre petite Chronique disparaissent…
vois que des cierges brûlent… je vois que les feuillets avec les lectures du Dimanche ou notre petite Chronique disparaissent… Avec les beaux jours, les flâneurs et les touristes reviennent. Parfois… souvent… ils entrent dans nos églises pour visiter le patrimoine de « chez nous » et dont nous n’avons pas souvent conscience peut-être parce qu’il est toujours sous nos yeux… Parfois aussi pour trouver un peu de calme et de paix… pour prier peut-être même…
C’est pourquoi il est important que nos églises soient ouvertes et accueillantes, surtout dans ces périodes de beaux jours…
Je remercie les « portiers » de nos églises, qui les ouvrent et les ferment discrètement chaque jour… Je remercie les sacristains, les personnes qui assurent la décoration florale et aussi, là où cela est fait, les personnes qui assurent le nettoyage de nos églises pour ce service humble et discret mais qui contribue si bien à ce que nos églises manifestent la beauté de notre Dieu et de sa Parole…
Il serait heureux que dans toutes les églises, le Livre ouvert de la Parole de Dieu (la Bible, le Lectionnaire ou l’Evangéliaire) soit exposé… Un beau lutrin, quelques fleurs, quelques bougies et le Livre de la Parole de Dieu…
Mettre la Parole de Dieu, le Christ dans sa Parole à l’honneur… et puis consacrer un moment dans la journée, pour méditer ce Dieu qui se donne à nous nous dans le Sacrement de sa Parole…

Oui, nous devons parfois jeûner de beaucoup de choses essentielles dans nos vies au rythme effréné… Mais Dieu ne laisse jamais ses enfants abandonnés… Il continue sans cesse à se donner dans sa Parole… Quand il ne reste plus rien, n’oublions jamais : il reste toujours la Parole…
Bon Dimanche !
Chanoine Patrick Willocq
Intentions de prière pour la semaine

+ Les frères étaient
assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la
fraction du pain et aux prières…
Dieu
notre Père, aide ton Eglise à vivre cette fidélité pour qu’elle soit le signe
par lequel l’Evangile s’adresse à tout homme… Aide les ministres de ton Eglise
d’aujourd’hui, en particulier notre Pape Léon, notre Evêque Frédéric, les
Prêtres et Diacres de nos paroisses : qu’à l’exemple du Saint Pape Jean-Paul
II, ils soient les fidèles messagers de la Divine Miséricorde apportée par ton
Fils à tous les hommes…
+ Tous
les croyants vivaient ensemble, et ils mettaient tout en commun…
Dieu
notre Père, aide les hommes à vivre en communion fraternelle par-delà leurs
différences, afin que le monde y voit le signe de la paix offerte à chacun…
Qu’un jour nouveau se lève sur les peuples enfermés
dans
les conflits, sur les victimes de la violence et de la haine…
+ Ils louaient Dieu et avaient la faveur du
peuple tout entier…
Dieu
notre Père, donne à notre fidélité dans la prière d’être le signe par lequel
nos communautés se tournent vers toi d’un seul cœur pour te louer… Qu’un jour
nouveau se lève sur elles, que chacun se lève pour se mettre au service de
l’Evangile de ton Fils…
CONTACTS
M. le Chanoine Patrick Willocq, curéResponsable de l’Unité pastoraleCuré de tous les clochers de l’entité de LeuzeTour Saint-Pierre 157900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.030479/62.66.20M. le Diacre Jean-Marie BourgeoisPastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaireGrand-Rue 567900 Leuze-en-Hainaut0470/100 340M. le Diacre Michel HubletMise à jour du site internetAvenue de la Croix-Rouge 447900 Leuze-en-HainautRèglement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,Curé - Adresse : voir plus hautDélégué à la protection des données :Secrétaire général de la Conférence épiscopale belge -Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1, 1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -Mail : ce.belgica@interdio.beAutorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -Secrétariat décanalTour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.03Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen
Nous porterons dans notre prière ...
Baptêmes
- Le samedi 11 avril, à 14h30, en l’église de Tourpes, Emylia Roger, enfant de Syndel Liard et Andy Roger.
- Le dimanche 12 avril, à 14h30, en l’église de Leuze, Louana Barbieux, enfant de Marine Moulart et Anthony Barbieux.
- Le samedi 18 avril, à 14h30, en l’église de Leuze, Rosalie Dhaussy, enfant de Laurena Nicodème et Gaëtan Dhaussy ; Oscar Vandecaveye, enfant de Marie Rolland et Guillaume Vandecaveye.
-Le samedi 25 avril, à 14h30, en l’église de Leuze, Liah Gerlach Cambier, enfant de Margaux Cambier et Alexandre Gerlach ; Leyanna Sferazza, enfant de Pamela Sferrazza et Roy Duvivier
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.
Funérailles
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…

.
Pour les familles… les jeunes… les enfants …
Dans notre Diocèse de Tournai…

Partout dans le diocèse, les fidèles se sont rassemblés au sein
de leurs unités pastorales pour la Veillée pascale. En cette nuit sainte,
environ 177 catéchumènes ont reçu les sacrements de l’initiation chrétienne.
À la tombée de la nuit ce
samedi 4 avril 2026, dans différents lieux du diocèse, des feux se sont allumés
à proximité d’églises. Autour d’eux, les paroissiens rassemblés ont assisté à
la bénédiction et à l’allumage du Cierge pascal. C’était notamment le cas dans
les jardins de l’Évêque, au pied de la Cathédrale de Tournai. Dans la pénombre,
le cierge a été béni et allumé par Mgr Rossignol, avant d’être porté en
procession jusqu’au porche occidental de la Cathédrale. Au son de l’Exsultet
entonné par la Maîtrise, les participants venus en nombre ont allumé leurs
cierges et se sont rassemblés dans la nef romane, dans une cathédrale plongée
dans le noir.
Témoigner
de leur appel
Pendant
le temps de la veillée, les fidèles ont écouté les différentes lectures et
psaumes, entrecoupés de moments de prière. Au fur et à mesure de l’avancée de
la nuit, la lumière revenait au sein de l’édifice, jusqu’au joyeux « Gloria »
durant lequel toutes les lampes se sont allumées. C’est alors que l’attention
s’est tournée vers le point d’orgue de la célébration : les baptêmes et
confirmations des catéchumènes. Au nombre de cinq cette année à la Cathédrale,
ils ont été appelés par Mgr Rossignol au début de son homélie afin de témoigner
de leur appel et de partager leur motivation. Un appel imprévu qui a quelque
peu dérouté les principaux intéressés mais qui ne les a pas empêchés de
délivrer d’intéressants témoignages.
« Comme nous venons de l’entendre,
chacun a découvert la présence du Christ à ses côtés », a résumé Mgr Rossignol. « Le Christ qui se rend présent à chacun
d’entre nous, de manière personnelle. Au travers d’événements, et de personnes
qu’il met sur notre chemin. Au travers, également, de la découverte de la
parole de Dieu. Et d’un dialogue personnel entre Dieu et chacun d’entre nous,
par la prière. Au travers, aussi, de l’enseignement de l’Église et de
l’appartenance à la communauté chrétienne. »
Passé,
présent, futur
L’homélie
de notre évêque s’est axée particulièrement sur les « trois mystères » de la
vie d’un chrétien, tous interconnectés : la mort du Christ et sa résurrection,
la mort au péché de chacun des chrétiens et la vie éternelle. « Il y a donc un événement du passé, c’est
le Christ qui a donné sa vie pour nous. Il y a l’événement du présent, qui est
la manière dont nous vivrons notre vie de chrétien aujourd’hui. Et puis, il y a
l’événement du futur, qui est la vie éternelle. La vie du chrétien se vit
toujours selon ces trois réalités. » Par les lectures de la Veillée
pascale, le chrétien fait mémoire du passé. Il est l’héritier d’une longue
histoire : du « oui » de leurs prédécesseurs à l’appel du Seigneur découle le «
oui » des baptisés d’aujourd’hui mais aussi de demain. Mgr Rossignol a donc
lancé un appel, demandé aux personnes présentes d’être des témoins et de
transmettre leur foi : « Parce que ma
crédibilité comme croyant fait que je peux aider toutes sortes de personnes à
découvrir la foi. Donc ma responsabilité est immense. Au « oui » de nos frères
et sœurs d’hier et d’aujourd’hui répond notre « oui » de tous les jours. »
De
nouveaux témoins
Et
ce « oui » a été prononcé durant cette nuit de Pâques avec enthousiasme aux
quatre coins du Hainaut. Ils étaient en effet nombreux dans notre diocèse à
recevoir le baptême et la confirmation et à vivre le sacrement de
l’Eucharistie. À la Cathédrale, quatre d’entre eux ont vécu le baptême par
immersion, dans la grande cuve baptismale, tandis qu’un autre a choisi
l’aspersion. Une fois revêtus de leur vêtement blanc, ils ont reçu la
Confirmation avant que Mgr Rossignol ne bénisse toute l’assemblée par
aspersion. En cette nuit de Pâques qui a vu se renouveler le « oui » de
nombreux chrétiens et qui en a vu de nouveaus rejoindre le Christ, méditons sur
cette phrase que notre évêque a lancé aux catéchumènes : « Pas de foi sans enthousiasme. Pas d’enthousiasme sans volonté de la
partager ». À chacun d’entre nous donc de partager notre foi et de devenir
des témoins, comme les deux Marie envoyées annoncer la résurrection du Christ
au matin du troisième jour.
Marie
Lebailly

Le site des Pèlerinages diocésains de Tournai fait peau neuve. Plus clair et plus agréable à parcourir, il a été repensé pour vous permettre de trouver facilement toutes les informations utiles et de découvrir nos différentes propositions de pèlerinages. Vous pouvez également vous inscrire directement en ligne !
N’hésitez pas à aller le consulter et à nous partager vos impressions :

Le Service diocésain des Pèlerinages a le plaisir d’annoncer la sortie de son nouveau catalogue, Itinéraires 2026. Vous y découvrirez l’ensemble des pèlerinages proposés cette année, en Belgique et à l’étranger: Banneux, Lisieux, Paris, Lourdes, Portugal,… mais aussi d’autres destinations pour vivre un temps de ressourcement, de rencontre et de cheminement spirituel.
Le catalogue sera disponible en version imprimée dans toutes les paroisses du diocèse dans les prochaines semaines. Si ce n’est pas le cas près de chez vous, n’hésitez pas à nous
contacter: nous vous le ferons parvenir avec plaisir.
Toutes nos propositions sont également à découvrir sur notre site internet, entièrement renouvelé pour l’occasion!
Plus d’infos:
Service diocésain des Pèlerinages – 069 22 54 04 –



La prochaine session de formation permanente aura lieu aux FUCaM les mardi 21 et mercredi 22 avril 2026. Le titre en sera : « Tu n’auras pas d’autres dieux que moi ». Actualité et enjeu de l’interdit biblique de l’idolâtrie
L’interdit de l’idolâtrie est central dans la Bible. Placé en tête du Décalogue, il est répété et mis en scène dans la Torah, et il occupe une place importante dans la littérature prophétique et de sagesse. Mais cet interdit de l’idolâtrie, si central dans la Bible, n’apparaît-il pas aujourd’hui désuet ? A-t-il encore une quelconque pertinence pour nous qui vivons dans une société sécularisée, pour nous qui n’adorons plus ni les Baals ni les Ashéras ?
Pour retrouver l’actualité et l’enjeu de l’interdit biblique de l’idolâtrie, il faut sans doute, d’une part, en approfondir et en élargir la notion et, d’autre part, nous interroger sur la réalité de fait de la sécularisation de nos sociétés. En quoi consiste l’idolâtrie ? Quels en sont les ressorts ? Quels en sont les effets ? Est-il si évident que l’idolâtrie soit définitivement révolue ? Se cantonne-t-elle au champ religieux ou se dissimule-t-elle aussi ailleurs ?
Ne sommes-nous pas prompts, aujourd’hui encore, à idolâtrer un système économique, un pouvoir politique ou la technique, et à en attendre le salut ? Le croyant ne risque-t-il pas d’absolutiser indûment formules dogmatiques, préceptes moraux ou règles liturgiques, ou de vénérer démesurément saints, papes ou prêtres ? Et la confession chrétienne elle-même, qui voit en Jésus le Fils de Dieu, respecte-t-elle l’interdit de l’idolâtrie ?
Sans doute faut-il se méfier d’un certain usage de cet interdit qui, voulant détruire chez l’autre l’idolâtrie, risque toujours de virer au fanatisme violent. Mais cela ne doit pas nous empêcher d’en voir l’enjeu fondamental, qui est d’extirper de chez nous les idoles de mort qui aliènent et de nous ouvrir au Dieu de vie qui libère. Se pourrait-il que crépuscule des idoles et aurore du vrai Dieu aient ainsi partie liée ?
Programme
Mardi 21 avril
• 9h Accueil
• 9h30 Présentation de la session
• 9h45 Se faire esclave de soi : l’idolâtrie selon le Décalogue et la Torah (André Wénin)
• 10h30 Temps de questions-réponses
• 10h45 Pause-café
• 11h15 La dénonciation de l’idolâtrie dans la littérature prophétique et les écrits de sagesse (Anne-Marie Pelletier)
• 12h Temps de questions-réponses
• 12h15 Temps de prière
• 12h30 Repas
• 14h La portée de l’interdit de l’idolâtrie dans le champ de l’économie (Étienne Raemdonck)
• 14h45 Temps de questions-réponses
• 15h La portée de l’interdit de l’idolâtrie dans le champ ecclésial (Christine Pedotti)
• 15h45 Temps de questions-réponses
• 16h Temps d’appropriation
• 16h30 Fin de la première journée
Mercredi 22 avril
• 9h30 Rappel de la première journée
• 9h45 La confession de foi christologique face à l’interdit de l’idolâtrie (Xavier Gué)
• 10h30 Temps de questions-réponses
• 10h45 Pause-café
• 11h15 La portée de l’interdit de l’idolâtrie dans les champs de la politique et de la technique (Laurence Flachon)
• 12h Temps de questions-réponses
• 12h15 Temps de prière
• 12h30 Repas
• 14h Un regard critique sur l’usage de l’interdit de l’idolâtrie (Luis Martinez Saavedra)
• 14h45 Temps de questions-réponses
• 15h Exposé conclusif : l’enjeu de l’interdit de l’idolâtrie (Paul Scolas)
• 15h45 Temps de questions-réponses
• 16h Mot d’envoi de Mgr Frédéric Rossignol
• 16h15 Fin de la session
Modalités d’inscription
La session aura lieu les mardi 21 et mercredi 22 avril 2026, à l’UCLMons FUCaM, 151 chaussée de Binche, 7000 Mons. Pour rappel, elle est réservée aux prêtres, diacres, animateurs et animatrices pastoraux ainsi qu’aux membres bénévoles des équipes d’animation pastorale. Le coût de la formation est de 45 € (cafés et repas compris), à payer sur le compte BE51 1990 2380 1162/CREGBEBB. En plus du paiement, et pour éviter toute erreur, n’oubliez pas de vous inscrire aussi en renvoyant la feuille d’inscription annexée à Église de Tournai de février ou en envoyant un mail à stanislas.deprez@evechetournai.be. Merci de faire cette démarche pour le vendredi 27 mars au plus tard.

Nous espérons que les unités pastorales encourageront les membres des EAP à venir à la formation, si possible en les aidant financièrement. Merci aux responsables d’EAP de centraliser les inscriptions. Ceci nous facilitera grandement la tâche.
Stanislas Deprez
Dans l’Église de Belgique…












